Consoles-Fan
17/10/2017

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Agents Of Mayhem
Get the fuck away
from my car

J’ai attendu ce jeu pendant plus d’un an. Il faut dire que ma première prise-en-main remonte à l’E3 2016 et que le jeu m’a séduit immédiatement : ses couleurs agréablement adidulées, son architecture exubérante, son ambiance délirante sauce k-pop avec des vocaloïds que l’on retrouve plus, il est vrai, dans la culture japonaise. Le jeu est désormais entre mes mains : est-il à la hauteur de ce qu’on m’a fait miroiter.

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Le moins que l’on puisse dire est ce que Agents Of Mayhem ne se prend vraiment pas au sérieux. Votre team est aux ordres d’une femme fatale, Përséphone, et vous devez vaincre l’infâme docteur Babylon. Tous les personnages ont des noms aussi caricaturaux et cela sied vraiment bien au titre dont l’emballage n’est autre qu’un univers de dessin animé américain pour pre-adolescent. Cet univers plein de gadget et travaillé est vraiment crédible, en un sens, dès la première minute de jeu. On se retrouve lâché en pleine action et cela devient tout de suite aussi bête que méchant. Pan, je tue, pas t’es mort, voilà le concept d’Agents Of Mayhem, et côté défouloir, on peut dire que le titre fait plutôt fort.

Vous démarrez le jeu avec Hollywood. Il porte bien son nom car il nage en plein trip. Sa manière de lancer sa grenade avec une pose "regardez-moi" et son mode destructeur façon film d’action avec des tas d’explosions dans tous les sens juste pour le fun posent les premières bases de ce jeu : c’est du grand n’importe quoi.

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Puis vous découvrez les autres agents qui ont chacun leurs caractéristiques, leur timing, leur puissance de feu. Une fois débloqués, vous pouvez composer l’escouade qui vous sied le plus. Vous choisissez ainsi 3 personnages afin de créer une équipe bien équilibrée mais vous n’en dirigez qu’un seul à la fois pendant que les autres se reposent et régénèrent leur barre de santé. Néanmoins, ils répondront présent à la moindre sollicitation. Le jeu vous encourage à compléter votre équipe d’agents car ceux que vous n’utiliserez pas vous permettront quand même de prendre part au conflit mondial vous permettant de débloquer des ressources supplémentaires, un mode de jeu qui ressemble un peu à ce que proposait Assassin’s Creed Brotherhood avec les assassins que l’on pouvait envoyer en mission de par le monde.

Chaque personnage dispose d’un coup spécial et d’un coup super spécial qui dépense toute votre jauge de Mayhem. Il est cependant possible de se retrouver avec une jauge remplie d’un coup lorsque vous récupérez une grande fleur de Lys mauve, référence à Saint Row. Celle-ci vous permet aussi de ressusciter tous les membres de votre équipe qui seraient tombés au combat.

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Les doublages, bien qu’en anglais, sont excellents et forcent le type des personnages rencontrés avec des personnalités bien trempées.

Le monde ouvert n’est pas bien riche dans l’absolu mais il offre une vision futuriste de la Corée du Sud assez agréable. On s’y ballade sans déplaisir même si plus d’activités auraient été un must. Ce n’est pas la première fois que la Corée est utilisée comme cadre, Homefront s’y est aussi essayé mais avec une vision nettement plus réaliste et moins "néon acidulé" qu’Agents Of Mayhem.

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Pourtant, l’ambiance dessin animé américain d’Agents of Mayhem était très bien partie pour ne pas me séduire du tout mais le côté délirant et complètement détendu du titre ont eu raison de moi. Il faut dire que le jeu laisse grand place aux références. Il y a un petit côté badass à la Goldorak : les programmeurs ont su se faire et nous faire plaisir.

Mais derrière cet univers très pop et ce scénario un poil dingo, se cache aussi des éléments nettement moins roses. Certaines missions ne sont pas juste répétitives, elles sentent carrément le "copié collé" à plein nez. Je pense aux missions sous-terraines qui semblent se dérouler dans une même base secrète. Ca sent le générateur de map automatique par ici. Même en terme de processus, le déroulement est monotone. On pirate une borne, on essuie une vague d’ennemis. Il faut échapper s’échapper des gaz toxiques ou d’une base qui va exploser et ainsi de suite.

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Graphismes : 85%
De bonne facture dans l’ensemble, si vous aimez le genre Crackdown ou Sunset Overdrive, vous allez adorer.

Animation : 85%
Plus de fluidité aurait été le bienvenu.

Jouabilité : 90%
Très facile à prendre en main, les différents personnages ont leur propre timing et cela fonctionne au poil.

Bande Son : 83%
Enormemment de dialogues assez fleuris.

Intérêt : 84%
Vraiment fun et déjanté même si on pouvait encore aller plus loin dans la déconne. En revanche, il y a trop de réutilisation de décors, boss...

Note Globale : 85%
Malgré ses petits défauts, Agent Of Mayhem a su développer un capital sympathie étendu. Agents : mission réussie, je suis fier de vous.


NOTE : 08/10