Consoles-Fan
19/10/2017

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Mario + Rabbids Kingdom Battle
Le mélange
des genres

Alors qu’une geekette passionnée de Mario vient de découvrir un système permettant de fusionner les objets, les lapins crétins débarquent dans sa chambre à bord de leur machine à laver le temps et se retrouvent propulsé par accident dans l’univers de Mario.

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Le bordel est intégral dans le Royaume Champignon. Mario, Luigi, Princess Peach et Yoshi vont devoir unir leurs forces avec leurs analogues version lapins crétins.

Vous aurez sans doute lu un peu partout que le jeu était une sorte de XCOM, vous m’excuserez si je compare le jeu à un Sakura Taisen, c’est plus dans mes cordes. Mario + The Lapins Cretins est en effet un jeu de stratégie, un tour par tour à l’ancienne avec des finesses liées aux positions occupées. En effet, il faudra penser à rester protégé et à mener les attaques le plus efficacement possible. Pour se faire, vous pouvez vous déplacer sur une case d’un ennemi afin de le tacler, continuer votre course afin de tirer et l’attaquer une seconde fois. Vos déplacements sont limités mais vous pouvez avancer sur la case d’un allié qui vous propulsera bien plus loin.

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Accessible pour les plus jeunes, le jeu révèle bien plus de finesse qu’il n’y paraît. De plus, les phases stratégiques sont entrecoupées par des séquences d’exploration qui aèrent le jeu intelligemment.

Le jeu propose des graphismes agréables, simples, mais qui fourmillent de détail, avec de petites animations à gauche et à droite. L’eau montre de jolis reflets, la végétation est brassée par le vent, l’ombre des nuages en forme de tête de lapin balayent le sol. L’action se déroule naturellement en mode 3D isométrique, ce n’est pas ce que je préfère mais soit. Ce qui me chagrine un peu plus, c’est que l’aspect tour par tour et la discrétion de la réalisation ne risquait vraisemblablement pas de surprendre la console. C’est pourtant un animation bloquée à 30 images par seconde qui a été choisie par les développeurs, là où d’autres titres nettement plus impressionnants offrent 60 images par seconde sur Switch. A l’E3, les développeurs se sont justifiés en disant qu’ils ne maîtrisaient pas encore aussi bien la Switch que Nintendo. En attendant, le résultat est là... Mais d’un autre côté, c’est vraiment le seul point négatif à retenir sur ce titre qui a l’avantage de démocratiser un genre méconnu du grand public, plutôt réservé jusqu’ici à une certaine élite de joueurs. Et cela ne veut pas dire que le hardcore-gamer va s’ennuyer sur ce titre accessible, certes, mais exigeant. Il ne faut pas faire n’importe quoi sous peine d’être sanctionné. Les boss sont particulièrement délicats. Il faut dire qu’en plus d’être forts, ils sont renforcés par une présence accrue de sbires occupant des places bien stratégiques.

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Outre le fait que le mélange entre l’univers de Mario et des lapins crétins est un sacré buzz, il faut avant tout se rappeler pourquoi le buzz est si important. Après tout, ce n’est pas la première fois que Nintendo confie ses licences fortes à d’autres éditeurs. On peut penser à F-zero GX de Sega ou encore à Star Fox : Assaults de Namco. Star Fox Zero n’a-t-il pas été conçu par PlatinumGames ? Mario et Sonic ne s’affrontent-ils pas déjà aux jeux olympiques ? Les Mario Kart Arcade n’ont-ils pas été conçus par Namco qui a profité pour rajouter Pac-Man dans la course ? Pac-Man VS n’est-il pas encore une autre collaboration entre Shigeru Miyamoto et Namco ? Même Konami a été de la fête avec Dancing Stage Mario Mix. Alors ? vous ne remarquez rien ? Tous ces éditeurs étaient japonais. C’est la première fois que Nintendo confie une de ses licences et pas n’importe laquelle à un éditeur occidental.

La force d’Ubisoft a sans doute été ici d’offrir un mélange vraiment innatendu, vraiment incroyable dans le cadre d’une pratique devenue finalement très commune : le cross-over.

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Mario + The Lapins Cretins arrive à concilier la finesse d’un jeu de stratégie pour hardcore-gamer et un habillage plus casual. Pour sûr, Ubisoft ratisse large mais avec intelligence. Le mélange est intéressant. On se retrouve avec l’univers de Mario très lisse et le caractère délirant des lapins crétins venus dévergonder un monde très sage : le contraste fait des étincelles et est appuyé par de nombreuses cinématiques. Le jeu en est extrêmement généreux, de quoi satisfaire un public en attente, il ne faudrait pas oublier que les lapins crétins sont devenus des spécialistes du genre.

La découverte du jeu se fait de manière très classique, avec des mondes à découvrir, bloqués tant qu’on a pas obtenu certains talents. Une méthode un peu ancienne mais tout à fait en phase pour un jeu avec Mario.

Si le titre propose un mode co-op pas accessible depuis le début cependant, les développeurs auraient du penser à un système de VS avec deux consoles, un mode de jeu idéal pour une plate-forme nomade pour la Switch. Dommage d’être passé à côté.

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Graphismes : 77%
Un monde propre à la mario avec des petites finesses à gauche et à droite.

Animation : 70%
C’est pas fou et c’est bien cela le problème. Le jeu ne balance pas la sauce qu’il devrait et tout est bloqué à 30 images par seconde.

Jouabilité : 92%
Un gameplay bien travaillé, équilibré et avec une bonne tenue.

Bande Son : 78%
Ambiance classique à la Mario.

Intérêt : 86%
Un bon challenge et un apprentissage progressif via un tutorial déguisé. La durée de vie n’est pas en reste et le contenu est rythmé par des phases de jeu variées.

Note Globale : 83%
Une réalisation sans doute pas à la hauteur de ses ambitions, il n’en reste pas moins vrai que le titre est de qualité et qu’Ubisoft tente de démocratiser le genre. Un peu plus de folie aurait été un must, surtout avec la présence des lapins crétins !


NOTE : 08/10