Consoles-Fan
14/12/2017

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Prey
C’est plutôt bien...
..quand on regarde de plus Prey !

Sorti en 2006, Prey fut à l’époque une vraie arlésienne : avec un développement commencé au milieu des années 90 pour une sortie en 2007, le jeu souffrait au final du syndrôme habituel de ce genre de jeux. Si les idées étaient plutôt bonnes et originales, certaines s’avéraient moins réussies, baclées, ou dépassées. Pour le reboot de la série (après l’annulation du second épisode en 2014), Bethesda a décidé de confier la licence à Arkane Studios, responsable des excellents Dishonored.

Prey nous met dans la peau de Morgan Yu, un(e) scientifique qui s’apprête à quitter la terre pour rejoindre une station spatiale de recherche. C’est le grand jour pour notre rat de laboratoire, qui va devoir passer quelques tests avant son envoi dans l’espace. Plutôt idiots et surprenants, ces tests vont tourner court quand une créature surnaturelle va attaquer les autres scientifiques. Rapidement, vous vous retrouvez alors propulsés dans un monde qui n’est pas aussi bienveillant qu’il en avait l’air au premier abord sur Talos I, une station dont la population s’est visiblement fait exterminer par des créatures extra-terrestres, avec l’aide des quelques survivants encore dans les parages.

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Rapidement, on se retrouve en terrain familier pour les amateurs de Bioshock ou Dishonored : la direction artistique fait furieusement penser à celle de Dishonored avec son aspect à mi-chemin entre réalisme et cartoon steampunk. La prise en main est là aussi étonnament (trop ?) familière : FPS où l’action est plus posée qu’à l’accoutumée, il faudra souvent faire preuve de prudence et de paranoïa puisque les créatures ont la fâcheuse tendance à surgir de nulle part, d’autant plus que celles-ci peuvent se camoufler en objets du quotidien.

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La progression fait beaucoup penser à Bioshock : l’on met rapidement la main sur des pouvoirs hors du commun, qui ouvrent de nouvelles possibilités et chemins. Si l’idée est clairement recyclée de Bioshock et Deus Ex, elle n’en demeure pas moins sympathique, surtout que l’on met rapidement la main sur des armes plus exotiques que la normale. A commencer par un pistolet tirant une mousse artificielle qui solidifie au contact, ce qui permet d’empêcher les aliens de remuer aussi vite qu’ils le souhaitent.

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Mais la partie la plus impressionnante de Prey est sans doute son atmosphère : se déroulant dans un univers parallèle au notre (où l’assassinat de Kennedy n’est jamais arrivé et Russie et USA ont travaillé conjointement en mettant un terme rapide à la guerre froide), celui-ci s’avère néanmoins très différent. Le design global a une inspiration très steampunk futuriste, et le résultat à l’écran est étonnament coloré pour un huis clos spatial. Résultat, on se laisse prendre au jeu, à découvrir les différences entre l’histoire de ce monde et le nôtre...

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Graphismes : 17/20

Difficile de faire la fine bouche devant Prey : le jeu possède une atmosphère unique et surprenante. Si celle-ci n’est pas aussi déroutante et envoûtante que le monde de Dishonored, la direction artistique et le moteur utilisé sont pleinement maîtrisés, offrant au jeu une réalisation de très haut niveau. Le design des personnages peut surprendre, mais devrait être là encore familier aux habitués d’Arkane Studios.

Gameplay : 14/20

Prey ne prend pas beaucoup de risques sur ce point : l’ensemble des mécaniques de jeu font vraiment penser à Bioshock, Deus Ex et Dishonored. Certes, les armes et pouvoirs sont pour certains un peu exotiques, mais le jeu n’en demeure pas moins un FPS/semi-RPG.

Bande-Son : 15/20

Plus que les musiques, c’est l’ambiance du jeu qui s’avère plutôt réussi. Les bruits, ronronnements de moteur, les cris des créatures rendent l’atmosphère parfois lourde, mais aussi captivante. Les voix sont également plutôt réussies.

Scénario : 16/20

L’univers dépeint dans Prey est à la fois très proche et bien différent du nôtre. Le résultat est étrangement familier et dérangeant en même temps. Ajoutez à cela une histoire qui ne nous est distillé qu’au compte-goutte pour tenir en haleine, et vous obtenez un résultat plutôt intéressant.

Durée de vie : 15/20

Suivant votre manière de jouer (complétioniste ou fonceur), le jeu oscille entre quinze et trente heures de jeu.

Conclusion : 15/20

Pour un reboot de Prey, il est difficile de ne pas comparer celui-ci à Bioshock ou aux autres licences de Bethesda. Sorte de Dishonored à la sauce huis clos de Science-Fiction horrifique, Prey s’avère plutôt sympathique et réussi. Sans atteindre les sommets d’écriture et de gameplay du jeu d’Arkane Studio, ce reboot s’avère plaisant à parcourir, avec des idées bien trouvées et une réalisation vraiment réussie.


NOTE : 08/10