Consoles-Fan
19/10/2017

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Agents of Mayhem
Une bande de psychos...
...qui jouent aux héros !

Après des années à se dédier à Saints Row, les petits gars de Volition sont arrivés à une formule plutôt originale : ayant commencé comme ersatz de Grand Theft Auto, la licence à fini par devenir une parodie délirante où tout est permis. C’est donc avec une certaine curiosité que l’on attendait Agents of Mayhem, qui semblait s’annoncer encore plus délirant. Et le résultat ne déçoit pas.

Agents of Mayhem nous met donc aux commandes des membres de Mayhem, une agence dédiée à la protection de l’humanité contre le "PRIDE", des psychopathes mégalomaniaques ayant la ferme intention d’asservir l’espère humaine. Et la dernière cible de ces fous est Séoul, Corée du Sud, où votre trio de départ est déployé : Fortune, une voleuse brésilienne qui peut se reposer sur son drône en combat. Hollywood, le beau gosse, ex-flic/ex-acteur, qui fait office de tête de gondole pour l’organisation. Et Hardtak, une parodie de Barracuda de l’Agence tous Risques. Et c’est bien le trio que vous incarnez : plutôt que de choisir un héros, le jeu vous demandera systématiquement d’en sélectionner trois. En combat, un seul prendra part à celui-ci à la fois, mais il suffit de presser les flèches directionnelles du pad pour passer de l’un à l’autre.

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Résultat, le jeu offre un gameplay de Third Person Shooter très arcade : ici, pas de systèmes de couvertures, ou d’équipement. Chaque héros a sa propre capacité spéciale et sa pétoire, ce qui implique des portées, puissance, et endurance différentes. Le fusil d’assaut de Hollywood excelle aux combats à mi-distance, et son lance-grenade permet de faire le ménage. Hardtak est spécialiste du corps à corps et ne jure que par son fusil à pompe et son harpon explosif (qui fait office d’arme de mélée de zone au contact). Fortune, elle, s’avère très mobile et inflige beaucoup de dégâts avec ses deux pistolets...mais très fragile face aux dégâts.

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Tous les personnages offrent ainsi chacun de nouvelles possibilités pour semer le chaos. L’archère fait office de sniper, la militaire est idéale pour étriller des ennemis groupés. Mention spéciale à Yeti, un soldat russe ayant été transformé en mutant de glace, dont l’arme fait furieusement penser à celle de Mr Freeze. Certains personnages sont même issus de Saints Row, puisque Agents of Mayhem se passe dans le même univers. Ajoutez à cela que chaque héros peut déclencher son "Mayhem", sa propre fury qui permet de brièvement tout dévaster autour de soi, le tout avec des musiques qui vont bien (marche militaire russe, samba, musique de film d’action nanardesque...). Un régal.

L’histoire en elle-même est haute en couleurs et accrocheuse : plutôt que de faire avec le moteur du jeu, les cinématiques sont de véritables cartoons. L’occasion de redécouvrir l’humour parfois très potache des petits gars Volition, très porté sur les blagues à connotations sexuelles et l’humour absurde.

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Malheureusement le tableau n’est pas parfait : certes, Agents of Mayhem est coloré et riche en explosions, mais le jeu fait un peu de peine à voir en 2017. La direction artistique est réussie, mais le jeu souffre de graphismes plutôt vieillots, auxquels s’ajoutent pourtant des ralentissements assez fréquents, et ce même dans les espaces en intérieurs. Le jeu aurait probablement pu profiter d’un cycle de développement un peu plus long, qui aurait pu également servir à développer plus de variété dans les activités liées à l’open-world.

Graphismes : 13/20

Le gros point noir d’Agents of Mayhem. Non seulement le jeu fait un peu vieillot, mais en plus, le framerate peine à suivre quand les explosions s’enchaînent à l’écran. Dommage, car la direction artistique, elle, est une franche réussite avec son aspect "GTA Cartoon".

Gameplay : 15/20

A l’instar de bien des open-world, on ressentira un peu trop de répétitivité dans les tâches annexes. En revanche, impossible de critiquer Agents of Mayhem pour sa prise en main : shooter nerveux, le jeu s’offre de vrais combats de boss et des gunfights déjantés où il ne faudra pas hésiter à changer de personnage en fonction du type d’ennemis ou des dégâts subis.

Bande-Son : 17/20

Comme d’habitude chez Volition, les doublages anglais sont de haute volée, avec des personnages plus déjantés les uns que les autres, ce qui aboutit à un festival de blagues et de taunts entre les héros. Ajoutez à cela des musiques vraiment enjouées, et beaucoup de foutages de tronche dans le choix des pistes musicales pour les Mayhem de chaque héros, et vous obtenez un excellent cocktail sonore.

Scénario : 16/20

L’histoire est racontée à travers des cartoon vraiment réussis. A cela s’ajoute des dialogues vraiment drôles, amenant Agents of Mayhem dans le délire habituel du studio. On reste en-dessous de la folie totalement absurde à laquelle avait abouti Saints Row IV, mais on reste dans cette parodie absurde et totale des jeux et films d’action.

Durée de vie : 16/20

Les tâches annexes générées en permanence ne sont pas franchement passionnantes et ne font que doper artificiellement une durée de vie pourtant plus que correcte avec ses nombreuses missions. Surtout que celles-ci (principales comme secondaires) sont vraiment intéressantes.

Conclusion : 15/20

Agents of Mayhem délivre ce qu’il avait promis : du fun décérébré avec de l’action qui part dans tous les sens. Si la forme aurait mérité davantage de travail, on pardonnera facilement le jeu grâce à son action non-stop et son open world déjanté, où les clins d’oeil aux poncifs des séries et films d’action sont légion. Si vous avez aimé les derniers Saints Row, Agents of Mayhem devrait vous plaire.


NOTE : 07/10