Consoles-Fan
15/12/2017

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Assassin’s Creed Origins
Cet épisode marque-t-il ENFIN le retour de la franchise ?

Ubisoft a compris ses erreurs et a pris deux années pour sortir Assassin’s Creed Origins.

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Ubisoft a compris ses erreurs et a pris deux années pour sortir Assassin’s Creed Origins. Faut avouer que les derniers épisodes n’étaient pas marquants, pire, on peut même parler d’échec commercial.

Pour AC:Origins (son petit nom), Ubisoft Montreal fait un gros retour aux sources avec, en plus, des nouveautés intéressantes.

Quêtes annexes, totalement OPEN WORLD, univers vaste/beau et riche en diversité.

Sur papier le menu est alléchant alors si on passait à table ?

On va rapidement poser le décor avant de parler technique. Égypte, les dernières années des Pharaons. Jules César et Cléopâtre tentent de changer l’histoire, difficilement et pas toujours de façon habile. Vous incarnez Bayek, un Medjay (un protecteur). Trop près du peuple aux yeux du Pharaon et il vous fera payer cher cette relation.

Avide de vengeance, votre liste de haut placé à assassiner s’allonge comme la route devant vous. Votre histoire prend une tournure parfois dramatique et sombre mais sans tomber dans la guimauve. Bayek et sa femme Aya sont le centre de l’histoire dans cet opus et le coeur de nombreuses intrigues. Les phases dans le temps présent sont toujours là. Elles n’apportent pas grand-chose et semblent surtout être mises afin de continuer à faire vivre la licence.

T’as vu mon stuff ?

Ici, TOUT est customisable. Pour le visuel, mais aussi pour augmenter les performances. Arcs, épées, boucliers et même votre monture. C’est un choix qu’Ubisoft a fait en reprenant les bonnes idées des RPG de ces dernières années. The Witcher 3 et le dernier Mass Effect pour ne citer qu’eux. Et c’est tant mieux ! Chaque arme ayant ses propres aptitudes et spécificités, vous aurez le loisir de vous la jouer plus valkyrie ou plus infiltration. C’est à vous de voir. Votre personnage lui-même augmente certaines de ces capacités via un arbre de talent en augmentant de niveau. Un RPG je vous dis ! Les combats évoluent aussi et vont dans le bon sens de ce que je vous écrivais au-dessus. Adieu les chorégraphies de combats, les voltiges sur les épaules de vos adversaires. C’est plus nerveux, ça demande de l’attention et surtout de la rapidité dans vos gestes.

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Splinter Cell : Bayek Ficher

Je vous parlais aussi de la possibilité de faire certaines phases en infiltration. Dans l’ensemble c’est bien conçu et ça reste cohérent. Lorsque vous êtes repéré par un ennemi, un petit ralentissement se fera sentir pour vous donner l’occasion d’attaquer ou de fuir, par exemple. Les nombreuses fougères vous permettent de vous planquer tranquillement afin d’avancer vers votre objectif. Par contre l’IA c’est pas encore totalement ça. Ils arriveront à vous retrouver même si ils avaient perdu votre trace. L’IA cheat par moment, oui.

Open bar !

Un monde ouvert c’est bien, mais c’est aussi dangereux, car c’est le meilleur moyen de se perdre dans l’aventure et de perdre le joueur. The Witcher 3 par exemple est un très bon exemple. Un jeu magnifique, je pourrai vous en parler pendant des heures. Lui aussi comporte un nombre incroyable de quêtes annexes toutes très intéressantes. Seuls soucis, c’est qu’elles peuvent vous faire perdre le fil de votre trame principal et au final vous perdre.

Ici, l’histoire vous ramène toujours, plus ou moins, vers votre but. Et surtout, ces quêtes annexes sont vivantes. Cinématiques, sous quête, belles récompenses à la clé. Vous aurez ENVIE de faire ces missions. Vous avez deux types de joueurs pour un Assassin’s Creed. Celui qui va jouer QUE la trame principale. Aucune mission, aucune exploration. Lui passe complètement à côté du jeu. Puis vous avez l’autre, celui qui aime le côté exploration comme dans les RPG, ces petites missions qui peuvent aussi l’aider à monter son arbre de talent plus rapidement pour la trame principale. Celui qui aura déjà découvert TOUT les points d’intérêts et qui fera donc ses déplacements plus rapidement.

Il est pas beau mon moteur ?

Visuellement, AC:Origins dénote aussi par rapport aux autres opus. Égypte, ses déserts et montagnes arides et pourtant, jamais un Assassin’s Creed ne m’aura semblé aussi colorés.

Les paysages sont magnifiques, ça bouge, il y a de la vie dans les oasis, dans les villes. Il ne sera pas impossible que vous croisiez des gardes qui seront en train de tomber endormi durant leurs gardes, des habitants s’adonner aux plaisirs de la chair (chez eux bien entendu).

Très souvent je me suis perdu VOLONTAIREMENT en explorant un dessert ou une oasis ou encore une caverne à dos de cheval. Senu, mon aigle loyal, me découvrant des endroits presque invisibles au sol, mais pas pour mon ami.

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XBOX ONE X

J’ai eu l’occasion de commencer le test sur ma XBOX ONE S, sans le patch HDR sorti quelques jours après. Le jeu était déjà très joli. Le patch a apporté plus de couleur, mais c’était assez subtil. Sous XBOX ONE X (je vous prépare un petit dossier sympa d’ailleurs) le rendu est en 4K, mais pas en 60fps. Je peux vous assurer que le jeu est MAGNIFIQUE. Les couleurs sont vibrantes et les détails sur la tenue de Bayek par exemple gagnent en finitions. Une réussite totale !

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Graphismes : 19/20

C’est beau. C’est même très beau ! On pourrait un poil chicaner sur certaines textures qui ne semblent pas bénéficier du portage 4K mais franchement, c’est faire la fine bouche

Jouabilité : 16/20

Toujours ces bugs de caméra et de maniabilité. Vous demandez simplement à votre personnage de monter sur la petite rambarde et vous assistez impuissant à son suicide, car il a décidé de sauter tout court... Beaucoup plus rare qu’avant, mais toujours présent.

Bande Son : 18/20

Discrète, juste ce qu’il faut pour les musiques. Les bruits en ville sont incroyables de réalisme.

Scénario : 18/20

Un scénario maîtrisé. Basé sur le thème d’une vengeance, ça ne tombe jamais dans l’exagération ou la guimauve.

Note globale : 18/20

ENFIN ! Le retour de la franchise Assassin’s Creed. Le studio a eu l’intelligence de s’inspirer de ce qu’il se fait ailleurs et de l’adapter à sa sauce. Et la sauce prend ! UNE MERVEILLE !

Un titre à demander au père Noël !


NOTE : 09/10