Consoles-Fan
19/09/2018

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Lost Sphear
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et ça n’a aucun rapport avec une sphère

I am Setsuna, c’était un bonbon. une vraie beauté en 2D même si l’environnement était un peu répétitif, très enneigé : un monde glacial et poétique en quelques sortes. Lost Sphear n’est pas sa suite mais il est réalisé par la même équipe et s’inscrit dans la continuité de vouloir proposer une expérience de jeu ancienne et authentique, bien rétro comme il faut, avec des valeurs, les vraies. C’est donc fébrilement que j’allume ma console, en espérant quand même trouvé des environnements bien différents et espérons-le, plus variés que dans I Am Setsuna.

01

Très vite, une ambiance doucereuse tant musicale que graphique installe le jeu avec une traduction en français disponible pour ne pas se fermer à son public.

Au menu, des graphismes 3D très fins, un peu moins magiques peut-être mais en revanche la qualité des animations prend sa revanche. Le titre propose des combats au tour par tour assez classique : attaque, defense, magie...

02

L’absence de focus sur les visages (par exemple près du défilement des dialogues) a un peu tendance à provoquer un manque d’empathie. En effet, la vue de trois-quart n’offre pas grand chose en terme d’expression des visages, de fait.

La palette de couleur proposée est assez fade. Du vert, du brun, du beige... Mouais, c’est pas trop mon truc. En revanche, les décors sont truffés de petit détails. Les cheminées fument. Les feuilles mortes virevoltent au vent. Mais un grand nombre d’éléments ont été réutilisés et cela se voit bien trop. On ressent en tous cas fortement le manque de moyen aligné par ce titre pourtant vendu au prix fort.

03

Mais ces décors, que deviennent-ils dans Lost Sphear ? Eh bien, ils disparaissent comme par enchantement. Voilà le mystère auquel vous devrez faire face.

Le joueur rétro sera en tous cas souvent flatté avec ce titre qui n’invente absolument rien, il nous conforte juste dans nos habitudes de gamer. Emmitouflé par ces ingrédients rassurants, le joueur se laissera bercer par les sounvenirs. Comme c’est doux. Comme d’est agréable. Même si le joueur moyen ne trouvera pas la moindre profondeur au titre qui vous invite juste à le parcourir. Même du côté du challenge, on repassera, le titre aligne ses sbires mais ceux-ci ne seront jamais vraiment retords : ils officient juste comme chair à canon.

04

Les combats ont assez peu d’intérêt malgré l’effort de pouvoir positionner, façon tactical RPG mais avec une totale liberté, comprenez par là qu’on avance pas case par case. Cela n’apporte au final pas grand chose, la faute à la trop grande facilité des combats. Et quand bien même auriez-vous du mal, un peu de level-up devrait suffire pour vous sortir de là.

Au final, Lost Sphear est un titre plaisant mais il n’apporte au final pas grand chose de dingue. Le voyage est exquis mais il manque de profondeur, de moyens pour arriver à se hisser parmi les références. Je reste donc, vu le prix, partagé entre le fait qu’on aurait pu s’attendre à beaucoup mieux sur le forme et sur le fond même si, d’un autre côté, on ne s’ennuie pas et le jeu développe un capital sympathie indéniable.

05

Graphismes : 78%
Propre et clair mais d’un classicisme.

Animation : 71%
Belle fluidité même si les décors manquent cruellement de vie. Il y a bien quelques éléments détaillés qui rendent le tout cohérent et léché mais il n’y a rien de renversant.

Jouabilité : 82%
Une approche traditionnelle.

Bande Son : 84%
Encore une fois une travail somptueux, doucereux, entier, enveloppant.

Intérêt : 72%
Une durée de vie correcte pour une aventure au calme et sans challenge.

Note Globale : 78%
Lost Sphear n’apporte rien au genre, il ne fait pas vraiment preuve d’originalité mais sa forme ancienne ravivera des souvenirs enfouis qu’on a grand plaisir à embrasser à nouveau.


NOTE : 07/10