Consoles-Fan
19/10/2018

Auteur
A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

  

3031 articles en ligne

 
Dragon Ball FighterZ
Y’a des baffes
qui se perdent

Dévoilé en grande pompe lors de la conférence Xbox à l’E3 2017, Dragon Ball Fighter Z aura marqué les esprits le temps d’un trailer vif et incroyablement animé avec des distorsions de polygones, un cell shading travaillé à l’extrême et un degré d’animation absolument affolant pour un titre qui se veut résolument 2D à l’ancienne. Namco Bandai ne s’y est pas trompé en confiant aux créateurs de Guilty Gear et de BlazeBlue leur licence fétiche.

01

Côté adaptation de manga en jeu de baston 2D, Arc System Works n’en est pas à leur coup d’essai puisqu’on leur doit entre autres le jeu de baston d’Arcade Hokotu No Ken, déjà mirifique à l’époque. Alors, l’alliance Dragon Ball et Arc System Works fait-elle des étincelles ?

Niveau gameplay, on retrouve les codes classiques du jeu de combat, avec un fort goût prononcé pour le hit combo ! On peut faire valdinguer son adversaire dans les airs afin de lui promulguer quelques coups supplémentaires, dans le respect de la série. Evitez de vous faire coincer dans le bord de l’écran il y a vraiment moyen d’enchaîner les hits façon Killer Instinct. Côté visuel, on ne peut s’empêcher de penser à Marvel VS Capcom 2, le shoot-them-up des jeux de baston, qui faisait défiler des animations folles, des effets spéciaux sans prendre le moindre repos. Zoom, effets 3D mélangés à des phases d’animation grandiose : DBZ cherche vraiment à impressionner.

04

C’est bien simple, tout est bon dans le coch... Dans DBZ. Le seul point sur lequel j’émet une réserve est sur la lenteur du déplacement des personnages à l’écran, rattrapée par la présence d’un dash. Tous les échanges de taloches, torgnoles, nasardes, mornifles et autres chiquenaudes regorgent en revanche d’énergie. Il faut dire que les consoles actuelles nous permettent vraiment d’entrer de plus en plus dans le délire de se retrouver avec un dessin animé jouable. La PC-FX avait sans doute initié ce long périple en mixant de manière plus ou moins interactive des vidéos. Le chemin fût donc long mais on y est presque. Presque parce qu’il reste bien entendu des phases qui font clairement jeu vidéo de combat classique, mais le tout est entremêlé par des visuels magistraux tout en étant pas radin non plus sur les animations en arrière-plan. On peut comparer le titre, d’un point de vue visuel, à ce que les derniers Naruto ont pu offrir sauf qu’ici, on a affaire à un jeu de combat 2D, bien plus pêchu donc.

03

La série DBZ a connu des hauts et des bas. Il y a eu de vrais hits comme sur PC Engine et des vrais flops aussi mais cette fois-ci, nous naviguons dans d’autres strates. Ce DBZ pose de nouvelles bornes, de nouvelles références, de nouveaux, je l’espère, standards. Notre niveau d’indulgence sera à nouveau rabaissé.

Aux abonnés absents, on notera quand même les musiques de la série... Enfin, pas si vous êtes fortuné puisqu’il sera possible de les télécharger contre quelques deniers, c’est à dire si vous êtes l’heureux possesseur d’un season pass.

Reconnaissons-le enfin, le gameplay est aux petits oignons (voire petites échalottes même) mais si la maîtrise reste de mise, il reste surtout accessible au plus grand nombre avec des coups spéciaux assez faciles à exécuter, permettant un déluge d’effets spéciaux à la seconde. Mais ce qui est bien, c’est que l’accessibilité n’empêche en rien la marge de progression qui vous fera apprendre les timings offrant les combinaisons les plus folles, aériennes ou non. D’ailleurs, lorsqu’on est pris dans la tourmente des coups, il est parfois dur de s’en remettre tant il est possible d’enchaîner comme un dingue. Dosez un petit peu et vous verrez.

02

Le mode histoire est plutôt intéressant et ressemble aux phases de plateau de jeu de Super Smash Bros sur WiiU. Il faudra, en un nombre limité de coups, se débarasser du boss tout en gérant votre jauge de vie qui pourrait être réduite par d’autres assaillants rencontrés en chemin.

Notons enfin que plutôt que d’avoir choisi un menu déroulant certes habituel mais simple et à l’image de ce que l’on serait tenté d’attendre de la part d’Arc System Works, les développeurs ont choisi de créer un hub dans lequel le joueur se promènera avec son avatar en SD afin d’accéder aux différents menus du jeu, en ligne ou non.

Seul point noir, les loadings à rallonge qui semblent dater d’une autre ère. Mais il est incroyable en tous cas de voir qu’après toutes ces années, la licence Dragon Ball passionne toujours autant et bénéficie d’un très grand soin de développements car, gagabalien ou non, ce dragon Ball va tellement loin que s’en passer est juste impensable.

05

Graphismes : 95%
Une vraie claque avec des déformations de polygones impressionnantes.

Animation : 95%
Un travail impeccable : les décors sont bien vivants.

Jouabilité : 93%
Immédiat et profond à la fois.

Bande Son : 83%
Rock’n roll.

Intérêt : 96%
Plus de vingt ans déparent désormais les deux meilleurs Dragon Ball sur console : sur PC Engine et sur Xbox One.

Note Globale : 94%
Un must buy, la bouche ouverte.


NOTE : 09/10