Consoles-Fan
26/09/2018

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Dissidia Final Fantasy NT
Et si on faisait plutôt
un bon RPG ?

C’est marrant. L’intro de ce titre rappelle une période bénie où les jeux démarraient avec une intro de la mort qui tue qui t’explosait à la gueule quelques secondes après avoir appuyé sur le bouton ON de la console. Cette époque où il fallait en mettre plein la vue parce que le jeu n’aurait sans doute pas autant d’impact qu’une superbe cinématique accompagnée de son générique chanté. Cette tradition s’est beaucoup perdue par la suite, les jeux affichant désormais en temps réel leurs plus beaux apparats. Merci pour cette célébration trop souvent oubliée qui remplit de joie le coeur des joueurs. Mais alors, cela voudrait dire que le jeu en lui-même est une croûte ?

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Ca commençait donc plutôt bien pour ce petit jeu même si dans l’absolu je n’y croyais pas trop, ayant déjà eu l’occasion de tâter le bestiau à l’E3 2017. A l’époque, nous avions pu nous affronter à trois contre trois dans des décors aussi vides que moches. Non, rien a changé...

Les combats sont plutôt bordéliques. Tout le monde court dans tous les sens et peut frapper sur chacun des autres combattants. Il s’en suit un joyeux bordel qui se sauve finalement uniquement par l’aspect fan service du titre qui regroupe les protagonistes des différents épisodes de Final Fantasy.

A l’origine, il s’agit d’un jeu d’Arcade conçu par Tecmo et plus spécifiquement la Team Ninja, déjà aux commandes de Dead Or Alive. On peut donc s’expliquer aisément la bonne modélisation des personnages du jeu mais beaucoup moins la qualité trop basique des décors pour une PS4. Le jeu ne trahit cependant pas la version Arcade originale. Il faut croire que les japonais sont devenus moins difficiles quand on connaît le succès de la borne qui a sans doute provoqué cette sortie sur PS4. Le jeu s’adresse à un public très niche de fanboys et trouvera par contre très difficilement son public parmi les fans de jeu de baston tant le titre est indigent.

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La gestion de la caméra est rocambolesque et ne fait que rajouter du grand n’importe quoi au bordel déjà ambiant. Et ce qui va finalement vous encourrager à continuer ce titre est la présence de nombreuses cinématiques de grande qualité. Un point c’est tout.

Fort heureusement, le jeu s’en sort au final plutôt bien grâce à un gameplay accessible offrant une expérience de jeu assez classique basée sur la vélocité, la force, la portée, la défense, le saut. Chaque personnage est plus ou moins bien pourvu. Il y a de quoi faire car chaque protagoniste offre au final des compétences bien diversifiées et de fait, chaque joueur aura vite fait de retrouver son idéal.

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En revanche, l’expérience de jeu est bien trop brouillonne. Il faut dire que contrairement à la plupart des jeux de baston où vous maîtrisez votre sort lorsque vous prenez l’avantage, vous n’êtes pas, ici, à l’abris d’un coup dans le dos d’autant que si l’aire de combat est graphiquement simple, il n’en est pas de même de sa topographie. Soyez donc vigilant.

Dissidia Final Fantasy NT est un jeu mal fini et on s’en rend compte dès la première partie. Pas assez abouti graphiquement, trop bordélique dans ses combats à trois contre trois, il y a finalement relativement peu à sauver dans ce titre qui a véritablement manqué de réflexion et de talent.

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Graphismes : 65%
Des décors d’une autre ère.

Animation : 78%
Fluide mais il n’y a pas grand chose à animer.

Jouabilité : 82%
C’est de boxon à l’écran.

Bande Son : 87%
Des envolées lyriques incroyables, dignes de la série.

Intérêt : 57%
On s’ennuie quand même très vite...

Note Globale : 68%
Pas inoubliable, Dissidia Final Fantasy NT nous met dans un bousin dont on en ressort difficilement.


NOTE : 06/10