Consoles-Fan
24/04/2018

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Dragon Quest Builders
Des briques...
...et des dragons !

Après être sorti sur PS Vita et Playstation 4, Dragon Quest Builders nous revient sur Nintendo Switch. Mélange des genres entre un Action-RPG et Minecraft, cette version pour la console de salon portable de Nintendo arrive à point nommé pour offrir à la console son builder...

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En préambule, gâchons tout de suite toute surprise : si vous avez déjà parcouru le jeu dans sa version PS Vita ou Playstation 4, ce Dragon Quest Builders n’est pas pour vous : le jeu est un copier/coller littéral de la version de la console de salon de Sony. Si graphiquement, le jeu est plus fluide que la version Vita (et affiche une meilleure distance d’affichage), il n’en demeure pas moins que le minimum syndical a été opéré sur cette réédition. Voilà, vous êtes prevenus.

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Dragon Quest Builders nous met donc dans la peau du Bâtisseur (ou de la Bâtisseuse, puisque vous choisissez le sexe de votre personnage et son apparence). Se réveillant d’un long sommeil, votre personnage découvre alors un monde en ruine. L’humanité a perdu le don de création et erre sans but à travers le monde. A vous de lui rapporter la lumière, la civilisation, le confort, et tout ce que le moindre villageois voudra au fil des chapitres divisant l’aventure.

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Rapidement, le jeu se décompose donc en deux parties distinctes : l’exploration d’un côté, et la construction de l’autre. En effet, il s’agira à chaque fois d’aider au développement d’un village. Pour cela, les villageois vous soumettront des requêtes vous amenant bien souvent à vous éloigner de la ville pour trouver de nouvelles recettes et/ou éléments à rapporter à la ville. A noter que le héros de l’aventure ne dispose pas de jauge d’expérience, chose étonnante dans un RPG. En vérité, c’est la ville qui disposera d’un niveau, qu’il faudra faire évoluer afin d’avancer dans l’histoire et ramener de nouveaux personnages dans votre cité.

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Le gameplay lors des phases d’exploration et de construction est néanmoins le même : l’univers est très cubique, à la Minecraft, mais s’explore à la troisième personne. On retrouve néanmoins une tare des versions Sony ici : si l’aventure est très sympathique à vivre ainsi, la caméra est parfois capricieuse pour ne pas dire complètement perdue dans les endroits trop étroits.

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Néanmoins, l’aventure en elle-même est très bien fichue. Après avoir établi les fondations de la ville, il faudra progresser, de plus en plus loin, afin d’accumuler matériaux et équipements. Régulièrement, des vagues de monstres déferlent sur la cité, qu’il faut alors défendre. Il est possible en soi de mettre en place des défenses tellement efficaces qu’il n’y aura pas forcément besoin de prendre part aux combats. Pics, lance-flamme...les pièges sont variés et efficaces.

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Cependant, si le système de l’ensemble est plutôt bien fichu, au final, Dragon Quest Builders est trop simpliste. Que ce soit dans sa partie builder (où l’on est très vite limités par sa progression dans l’aventure principale et les quêtes, qui débloquent de nouveaux éléments au fur et à mesure), comme dans ses combats (trop simplistes. Perdre un affrontement devenant rapidement impossible à moins de faire exprès).

Graphismes : 15/20

La version Switch s’en tire plutôt bien. Il faut dire que le jeu avait pu être adapté à la PS Vita et n’est donc pas renversant graphiquement. La distance d’affichage par rapport à la version console portable de Sony (et sa finesse graphique globale) est supérieure. On sera toujours content de retrouver l’univers si caractéristique de Dragon Quest ainsi que son chara design (monstres inclus).

Gameplay : 16/20

Reprenant l’open world et le craft à la Minecraft, Dragon Quest y ajoute une composante RPG avec la montée de niveau de notre ville bâtie ainsi que les stats qui augmentent en fonction de l’équipement et de la consommation des graines débloquées au fur et à mesure des quêtes. Le mélange au final est plutôt agréable, même si la partie building se retrouve de fait un peu bridée par l’aspect progression du RPG.

Durée de vie : 16/20

Avec ses quatre chapitres et son mode Terra Incognita permettant de se livrer à un vrai jeu de construction, force est d’admettre que la durée de vie de Dragon Quest Builders est plutôt conséquent.

Bande-Son : 18/20

On retrouve avec grand plaisir des compositions issues des épisodes canoniques de la série, ainsi que des bruitages familiers. La nostalgie est jouée à fond, et ça marche.

Scénario : 16/20

Le scénario reste basique, mais on retiendra surtout l’humour habituel de la série, et les nombreuses quêtes annexes et dialogues un peu partout.

Conclusion : 15/20

Si l’on pourra grincer des dents au portage plutôt fainéant réalisé, sans aucune nouveauté, Dragon Quest Builder s’avère néanmoins très agréable à parcourir sur Switch. Si vous avez déjà fait le jeu sur une autre plate-forme, rien de neuf à se mettre sous la dent. Sinon, le jeu s’avère être un excellent Builder-RPG.


NOTE : 08/10