Consoles-Fan
20/11/2018

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Ice Cream Surfer
On mange une glace après une séparation
Car glace répare, car glace remplace.

Bien plus qu’un Parodius-like, Ice Cream Surfer ne se cache même pas de se positionner en jeu hommage. Les similitudes sont nombreuses. Tout d’abord le style très 16 bits nous propose des débuts de stages dans l’espace, le temps d’introduire la thématique du stage au bout de quelques écrans. La transition s’accompagne même d’un changement de thème musical : tiens, tiens ! Les vaisseaux attaquent en file indienne et le joueur récupère des boosts afin de démultiplier les tirs. Il y a même les "options"qui suivent votre vaisseau. Une grosse attaque spéciale et dévastatrice est également disponible.

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Le pitch est plutôt sympa : l’infâme Docteur Brocoli en a, disons-le clairement, plus que marre de tous ces enfants préfère les glaces aux légumes. C’est vrai que c’est pas cool. Enfin, ça c’est le pitch, parce que le jeu s’élargit à bien des mets, ainsi si les personnages jouables chevauchent cornettos et autres friskos, ils s’attaqueront à des suchis, baguettes mais aussi des gâteaux. Ben quoi, ils n’aiment pas les gâteaux les enfants maintenant ? Les thématiques sont plutôt bonnes et variées mais tournent vraiment autour de la bouffe sans se prendre du tout au sérieux.

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Les musiques sont de bonne qualité, amusantes, j’aurais aimer pouvoir dire délirantes... Sur le plan technique, c’est limité, surtout au niveau de la résolution des décors. Attendez-vous aussi à une palette de couleurs plus proche de la Megadrive que de la Super Nintendo malheureusement. En revanche, les sprites bénéficient d’une excellente résolution, un mélange graphique au final étonnant et qui n’est pas sans rappeler qu’il s’agit d’une petite production, d’un jeu indépendant.

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Et pourtant, même s’il est vraisemblable qu’Ice Cream Surfer ne restera pas dans les mémoires, on ne peut nier que l’on passe un bon moment en sa compagnie, surtout si on aime les shoots délirants à défaut d’être très colorés. En effet, un petit effort du côté des décors aurait été le bienvenu. On note bien quelques scrollings différentiels mais les effets spéciaux sont quand même très limités. Quelques sprites sont gérés en rotation, l’animation des boss est correcte mais le tout manque quand même cruellement d’imagination et oserais-je le dire, de talent. Ice Cream Surfer fait un peu premier jeu : manque de moyen, manque d’ingéniosité, une prise de risque sur le thème délirant finalement pas complètement assumée, la prochaine fois, lâchez un peu de lest, avec ce genre de production, vous en avez le droit.

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Graphismes : 53%
Faiblards dans l’absolu mais il faut aussi noter que le design en soi n’est pas fou.

Animation : 65%
Pas de ralentissements mais un découpage en frames beaucoup trop abrupte.

Jouabilité : 70%
Oh, moi, vous savez, le gameplay 2D avec un stick analogique... Préférez la manette pro !

Bande Son : 92%
Un point clé du jeu, toujours aussi réussi et soigné !

Intérêt : 78%
Une note d’encouragement car c’est un genre que j’adore et qu’on ne voit pas assez, du coup, cela m’a bien plus malgré des lacunes évidentes.

Note Globale : 72%
Un jeu qui semble un peu daté de par son style et par sa réalisation mais il est bon de faire une pause de temps en temps avec un peu de snack gaming.


NOTE : 07/10