Consoles-Fan
10/12/2018

Auteur
A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

  

3056 articles en ligne

 
God Of War
On aurait grand Thor
de vouloir changer les choses

"The Gods have spoken once again, maybe they are just excited for #E3 #earthquake #LA" En teasant sur twitter de la sorte en plein E3 2014, tout le monde attendait un nouveau God Of War. Et pourtant, rien. Rien de plus à l’E3 2015. Il a fallut attendre l’E3 2016 pour voir enfin God Of War pointer le bout de son nez. Cependant, le jeu a mis 5 ans pour être développé et cela se voit plutôt à l’image tant le titre est magnifique.

01

Lors de son annonce, God Of War a étonné tout le monde. On y retrouve un Kratos vieilli armé d’une hache. Du coup on était à l’époque pas tout à fait sûr que c’était bien Kratos et que le studio de Santa Monica n’était pas en train de faire un reboot complet basé sur la mythologie nordique, vu les décors forestiers et montagneux.

Exit le pur beat-them-all et place au jeux d’aventure action à la troisième personne. J’ai un peu de mal, étant amateur de beat-them-all pur et dur, avec ce choix. N’a-t-on pas déjà assez de Tomb Raider, Uncharted et tutti quanti ? D’autant que graphiquement, le titre est très proche d’une autre exclusivité Sony, Horizon et que son côté gameplay à deux personnages puisque Kratos est accompagné par son fils rappelle furieusement The Last Of Us. God Of War se retrouve désormais un peu au milieu de la mêlée mais il faut reconnaître énormément de courage aux développeurs qui ont abandonné la licence telle qu’elle était en pleine gloire pour nous servir quelque chose de bien différent sans pour autant être désorientant. On s’amuse à découvrir les nouvelles fonctionnalités comme cette hache qui revient quand on la rappelle, utilise pour les petits puzzles du jeu mais aussi pour détrousser les ennemis. Elle permet de faire des combos magnifiques comme arme de poing et peut-être projetée de manière très adroite alors que le fils de Kratos (Atreus) peut, lui, décocher quelques flèches à la demande. Il suffit de lui montrer où il faut viser. Présenté comme cela, cela paraît alambiqué mais en réalité tout est vraiment très simple. C’est inhabituel mais finalement pas tant que ça. On peut aussi se battre à main nue, faire des roulades, bloquer les attaques avec un bouclier et bien entendu on retrouve, God Of War oblige, les fameuses rages ainsi que les mises-à-mort spectaculaire lors que les ennemis sont sonnés.

04

D’un point de vue purement technique, il est vraiment difficile de reprocher grand chose à ce God Of War. Même s’il est vrai que je suis un fan de la série de la première heure et que le changement de direction aurait pu me décevoir, le moindre doute qui subsistait en moi a été balayé par une mise-en-scène magistrale qui prend le relais avec grande aisance avec les somptueuses phases de gameplay. Les modifications de ce dernier apportent un vrai plus. Le maniement de la hache est génial et très bien exploité dans le jeu. Son usage est multiple mais je vous laisse découvrir tout cela.

God Of War est accrocheur car on en prend plein la vue et le soin accordé au titre est franchement rarement atteint dans l’industrie du jeu vidéo. Il y a un vrai talent qu’on peut accorder sans retenue au crédit du studio de Santa Monica.

Mais sur certains aspects, God Of War peut être déroutant. Le jeu n’est plus si linéaire que cela, sans pour autant être labyrinthique. Parfois, les décors sont si incroyablement détaillés que cela peut se traduire par un manque de lisibilité. On peut perdre parfois son orientation, ignorer certains passages. Il faut dire que certains "murs" ne sont pas bien hauts et qu’on ne comprends pas toujours pourquoi de grandes falaises peuvent être escaladées alors que ce n’est pas le cas pour quelques petits rochers (qui ressemblent même parfois en plus à des plate-formes) juste placés pour délimiter votre parcours.

03

God Of War est un jeu hautement complexe scénaristiquement parlant. Il en est de même en ce qui concerne l’agencement des modes, son folklore et son décorum. On se sent petit, perdu voire même parfois écrasé. Après tout, nous sommes en face des Dieux ! Cela pourrait presque en être rebutant mais God Of War présente une certaine linéarité qui permet au joueur, au final, de ne pas se perdre dans ce joyeux bordel qui joue à fond la carte des objets, des armes, des aptitudes et des compétences.

Sans vouloir vous spoiler, les développeurs ont mis au point un système, véritable prétexte à vous faire voyager d’une zone à l’autre en modifiant considérablement l’environnement graphique. C’est certes, un peu facile, mais complètement gratifiant. Pour ma part, je trouve qu’il n’y a rien de pire, dans un jeu, que d’évoluer dans un environnement monotone.

Si l’univers graphique de ce jeu est tout simplement incroyable, God Of War est un peu plus timoré que d’habitude en terme de gros boss gigantesques. Les ennemis sont plus véloces mais Atreus peut vite les calmer en leur décochant une flèche. On ne retrouve aussi breaucoup moins les escalades épiques des anciens épisodes. Le flacon impressionne donc plus que le contenu même si en quantité il y a vraiment de quoi faire. Bon rassurez-vous, il y a encore des phases de gigantisme dans le jeu, mais le tout est amené de manière plus diluée. En fait, le jeu monte en puissance au fil des heures et cette économie est sans doute due au fait que le jeu est vraiment très long. Non, God Of War n’est pas ce jeu superbe que vous terminerez en 7 heures parce qu’il fallait bien faire une concession quelque part : la durée de vie est vraiment gigantesque, surtout pour un jeu qui reste quand même relativement linéaire car fort guidé. Le guidage est d’ailleurs mis en place par les dialogues à la limite du lourd entre père et fils. Oh tiens, que pourrait-on faire à présent. Et si on faisait ça ? Et pourquoi ferait-on ça ? Eh bien ce serait bien pratique pardi. Voilà, vous savez désormais exactement ce qu’il faut faire sans avoir fait la moindre recherche de votre côté. En même temps, on ne vous a pas demandé d’être intelligent, ici, c’est un jeu pour les brutes épaisses.

05

Avec sa dimmension RPG et sa durée de vie impressionnante, le bilan de God Of War est quand même largement positif même si on peut encore un peu chicaner avec le gameplay contextuel : les boutons n’apparaissent qu’en fonction d’un positionnement parfois trop précis et qui a parfois moins de sens qu’une position naturelle d’un personnage. Soulever un gros caillou de face est sans doute plus aisé que de côté mais pas pour Kratos et les développeurs qui avaient plutôt envie que vous vous positionnez là et non là afin que tout soit raccord avec les cinématiques.

Au final, God Of War est une excellente surprise qui s’inscrit à la fois dans la nouveauté et dans la continuité. Enfin, je ne veux pas trop vous spoiler mais God Of War est un incontournable de l’année, alors, si vous voulez vous donner la peine d’entrer.

02

Graphismes : 97%
A quoi ça sert, finalement, toutes ces consoles survitaminées quand une PS4 fait parfaitement l’affaire !

Animation : 92%
Ca manque parfois d’exagération même si dans son ensemble, la mise-en-scène est rondement menée.

Jouabilité : 94%
Un joli renouvellement de la licence, c’est réfléchi, complet, jouissif et le jeu vous réserve à mi-parcours une jolie surprise.

Bande Son : 83%
Une ambiance de feu cassée par la froideur d’un père face à son fils en quête de reconnaissance.

Intérêt : 96%
Si certains passages sont un peu fatigants, dirigistes, le jeu tire vraiment son épingle du jeu dans son ensemble en offrant à la fois une expérience visuelle et ludique de très grande qualité.

Note Globale : 94%
On parie que vous ne pourrez pas passer à côté ?


NOTE : 09/10