Consoles-Fan
13/12/2018

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428 Shibuya Scramble
Hachiko ne fera
aucun commentaire

J’ai toujours adoré les jeux à base de séquences filmées. Il n’en existe pas tant que cela. Night trap, Late Shift, The Bunker... Cette fois-ci, ce sont les japonais de Spike Chunsoft qui s’y collent pour une histoire se déroulant à Tokyo et plus particulièrement, comme son nom l’indique, à Shibuya.

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Dans 428 Shibuya Scramble, vous suivez l’histoire de 5 personnages à la fois et leur destinée va évoluer en fonction des vos choix. Les textes en anglais sont massifs mais aisés et plaisants à lire.

428 Shibuya Scramble est au final un visual novel basé sur une série de photos. La qualité est au rendez-vous sur le pur plan artistique mais on peut regretter qu’il n’y aie pas plus de scènes filmées. Cela aurait été fort à propos même si dans l’absolu, cette visite japanisante est plus que plaisante pour les amateurs comme moi.

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Le concept est assez simple. Vous suivez une histoire. Certains mots peuvent être surlignés comme des liens hypertextes renommés ici "tips" et qui vous mènent vers une autre page révélant un peu plus d’informations. Une chose est sûre, ils n’ont pas inventé la poudre mais il faut reconnaître que le jeu est bien documenté. Vous devez enfin opérer des choix en essayant d’éviter les mauvaises fins. Il est parfois difficile, il est vrai, de les éviter. On subit en effet au bon gré des scénaristes les conséquences de nos actes.

Je milite depuis des années pour voir arriver les digital comics en Europe. Il y a un public, restreint certes, mais quand même. Alors, pourquoi ce titre en particulier, un peu perdu dans un genre envahi par la japanimation. Eh bien parce que le jeu a su se faire remarquer et a hérité d’un 40/40 (au même titre qu’un Bayonetta ou un Zelda Ocarina Of Time, rien que ça) dans le magazine Famitsu. Le graal.

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Le jeu s’est rapidement fait connaître auprès des fans mais est-ce justifié pour autant ? Ce qu’on peut retenir, c’est la qualité de l’écriture axée sur les séries télé modernes. Le titre est en effet découpé en épisodes et vous tient en haleine de manière plutôt maligne. Le début du jeu semble assez commun avec un sombre histoire de kidnapping mais rapidement, un effet domino se met en place. On note d’ailleurs que le titre opère des sauvegardes automatiques assez régulièrement pour graver dans la pierre vos choix.

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Au risque de faire la fine bouche, même si l’histoire est passionnante, le jeu aurait pu être un peu plus généreux en vidéos. Il est probable que le budget limité est la raison principale qui fait qu’on assiste à une succession de photos mêlées à de doux scrollings et zooms un peu plus dynamiques. Les développeurs devaient certainement être au courant de la pépite qu’ils avaient entre les mains mais, faut de moyens, on assiste malheureusement pas à une superproduction. Gageons que le succès commercial occidental suive pour ce titre initialement sorti sur Wii il y a 10 ans au Japon et qu’une éventuelle suite plus impressionnante, plus actuelle, soit sur les rails. Je suis un doux rêveur.

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Graphismes : 75%
Une interface un peu ancienne avec des très gros caractères. Des photos plutôt jolies.

Animation : 63%
Statique.

Jouabilité : 71%
Un concept assez simpliste.

Bande Son : 84%
Pas de doublage... Mais une ambiance fantastique.

Intérêt : 92%
Une écriture solide.

Note Globale : 85%
Un bon titre pour se lancer dans un style pas très populaire dans nos contrées.


NOTE : 08/10