Consoles-Fan
19/01/2018

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Demolition Racer : No Exit
Vais tout casser !
La r

La Dreamcast a maintenant aussi droit

Le constat de Demolition Racer se fait très rapidement : dès la première course, à vrai dire ! Demolition racer bénéficie d’un excellent degré de fluidité, comparable à Daytona USA. Les voitures ne possèdent absolument aucun modèle physique : piloter ça ou une boîte de cassoulet revient pour ainsi dire à la même chose, bien que je ne sois pas un grand spécialiste du pilotage de boîte de cassoulet.

La maniabilité ressemble comme deux gouttes d’eau à celle de San Franciso Rush sur Dreamcast : ça tourne sec ! Enfin, ce n’est pas si grave que ça parce que le jeu reste jouable et il est tellement simple que vous finirez tout de même premier sans aucun problème.

Pour être premier, il ne suffit pas d’être premier de la course. Bien entendu, ça y contribue, mais si vous n’avez pas accumulé suffisamment de points lors de la course en bourrinant sur les autres véhicules ou en récupérant quelques points contenus dans les caisses situées en bord de route, vous vous ferez voler la vedette par un de vos concurrents.

On se retrouve donc obligé de freiner pour attendre les autres candidats qui sont de véritables lambins (pour vous donner une idée, vous vous retrouvez premier de la course en 10 secondes alors que vous débutez à chaque fois bon dernier !) afin de froisser un peu plus leur carrosserie ! Cette situation est assez frustrante et enlève en fin de compte tout l’intérêt d’une course. Il n’y a donc plus que le bourrinage, maigre consolation.

Dégage de là !

Pendant le jeu, vous pourrez upgrader par exemple le moteur ou la solidité de votre voiture. Il y a également moyen de démarrer chaque course avec un capital de points initial, ce qui est bien pratique pour s’assurer la première place. Un autre moyen infaillible est d’atterrir sur le toit d’une voiture concurrente : ça rapporte un maximum de points et la victoire est enterrinée ! Bien entendu il faut trouver la voiture victime et une bosse dans la route (afin de s’envoler) au même endroit ce qui est plus facile à dire qu’à faire. Tous les moyens sont bons pour accumuler les points comme par exemple forcer le tête à queue pour envoyer le concurrent dans le décor.

L’ambiance sonore de demolition racer est encore assez bien réussie, la foule se déchaîne lorsque vous passez près des gradins et les morceaux du jeu sont vraiment parfaitement choisis pour illustrer la brutalité de ce jeu.

Le trou dans la couche d’ozone

Lorsque votre voiture lève le nez parce qu’elle se mange une bosse et que le champ de vision de la caméra vous permet d’observer les petits oiseaux et par la même occasion le ciel, c’est la stupéfaction ! Il n’y a pas de plafond ou de ciel si vous préférez. Le ciel a bien été dessiné à l’horizon mais dès que la caméra se soulève légèrement, on découvre... du vide ! L’espace serait donc bien plus près qu’on ne le croit ?!? En tous cas cela donne un goût amer de jeu inachevé ! (Ce bug se remarque plus fortement lorsque le ciel est très nuageux puisque l’on peut observer une coupure sèche.

Les différents circuits proposés se suivent... et se ressemblent... Ils nous ont même modélisé un avion qui survole la course (on a jamais vu ça dans les jeux de courses, non, jamais !) et c’est sympa bien entendu mais d’une course à l’autre ils nous le reservent à toutes les sauces : "Alors, sur votre gauche vous pouvez apercevoir le bien bel avion qu’on vous a modélisé vu de face, sur votre droite mesdames messieurs, toujours le même avion vu de dos, par ici, attention à la marche, au-dessus de vous le même avion mais de profil, n’oubliez pas le guide !" Toute cette répétitivité finit par lasser...

Côté chargement, c’est à la limite du supportable, et là, je suis gentil !

J’ai également repéré quelques non-sens comme les chapeaux pointus du bord de route qui sont gérés vraiment bizarrement. Lorsqu’ils sont renversés, il peuvent très bien terminer leur course tout en êtant sur la pointe : ça n’a pas l’air d’avoir choqué les programmeurs en tous cas :)

Oui je sais, tout ça c’est du détail, mais vous êtes venus sur ce site pour lire quoi : c’est beau, ça roule, pesé, emballé, payé, terminé ? Vous allez pas vous plaindre quand même ?

Tout cela est fort dommage en tous cas car le jeu était plutôt bien parti. Des graphismes pas trop mal fichus, un peu simples, mais dans le fond, corrects ; beaucoup de concurrents présents simultanément à l’écran ; une très bonne impression de vitesse. Voilà de sérieux atouts qui, pour un jeu de course, ne pouvaient que me charmer. Mais à côté de ça, les imperfections techniques et le challenge complètement ridicule (peut-être que je devrais essayer d’y jouer avec les mains dans le dos) finissent par prendre le dessus et au bout de quelques courses on est gavé. Certes, on rallume sa console pour y rejouer de temps en temps mais le soft n’est définitivement pas accrocheur.


Graphismes : 75%

Demolition Racer propose des graphismes colorés mais sans aucune personnalité. Le bug de la couche d’ozone est impardonnable.

Animation : 95%
Malgré le grand nombre de voitures simultanément à l’écran, Demolition Racer jouit d’une animation de 60 images par seconde

Jouabilité : 80%
C’est vous qui devrez vous habituer à sa jouabilité !

Bande Son : 94%
Les musiciens semblent avoir été inspirés par Moby et Faithless. L’ambiance sonore est très réussie.

Intérêt : 54%
A cause de son manque de challenge, vous ne manquerez pas de vous endormir.

Note Globale : 70%
De toute façon, dans 20 minutes vous aurez tout oublié !


NOTE : 07/10