Consoles-Fan
26/05/2020

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Sakura Wars
Shin Sakura Taisen
pour les intimes

Sakura Wars est une madeleine de proust. Cette impression de déterrer un trésor qu’on rallume au fur et à mesure que l’intro animée et chantée démarrer avec son inoubliable thème réadapté : priceless.

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Même si la série à diablement évolué pour proposer désormais des phases d’action plutôt que des phases de stratégie, le jeu est super respectueux de la série même s’il a fallu pas mal se réinventer. Ce n’est plus Kosuke Fujishima qui est au character design mais Noriaki Kubo. Bien évidemment, on ressent des différences notables mais la transition se passe plutôt bien. Il faut dire que l’histoire se déroule au Japon et qu’on a donc droit à un retour aux sources avec la présence d’anciens personnages comme Kanzaki Sumire qui a repris la direction du théâtre impérial qui sert toujours de couverture Teikoku Kagekidan et sa flotte de robots à vapeur : les kobus au look inchangé.

Il faut dire que les développeurs ont gardé énormément d’éléments clé comme les thèmes musicaux à peine réadaptés (par chance, c’est le compositeur historique qui est aux commandes) ou encore le système LIPS qui permet d’effectuer des intonations dans les phases de digital comics nombreuses et qualitatives. Les personnages sont modélisés en 3D et plein de vie. C’est super soigné et ça fait vraiment plaisir à voir. Niveau détail et fan service, tout est là y compris les phases de voyeurisme puisque depuis le début de la création de la série, il est en effet possible d’aller observer de la manière la plus grivoise qui soit les demoiselles qui se détendent dans le onsen du théâtre impérial. Le héros principal manque en effet totalement de délicatesse alors qu’il doit essayer d’entretenir de bonnes relations avec les filles afin de les motiver sur le champ de bataille. Accessoirement, n’oubliez pas que la cinématique finale se fera comme d’habitude avec la fille avec qui vous avez le plus d’affinité. Choisissez bien !

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Pendant le jeu, vous aurez en effet des phases de dialogue et de point and clic qui vous permettront de tisser des liens avec celle-ci. Ici aussi, vous pouvez choisir de ne pas avoir les yeux dans votre poche et d’observer les rondeurs des demoiselles avec les conséquences que cela peut avoir.

Le jeu est entrecoupé par de superbes cinématiques comme d’habitude. Le constat est un peu le même que d’habitude, c’est un digital comics ultra riche qui fait presque oublier qu’à la base c’est bien un digital comics. Jeu de carte, beat-them-all, drague et un scénario délicieusement rehaussé d’humour sont les ingrédients de base.

Graphiquement, Project Sakura Wars est de toute beauté avec des phases d’exploration bien ficelée et des décors qui abusent un peu dans les reflets, mais bon. Les phases d’action présentent un univers là aussi très respectueux de l’univers. Cela ressemble à une adaptation en 3D de certains stages des deux premiers épisodes, qu’il s’agisse d’environnement steampunk ou autre grottes confinées.

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Les combats sont non seulement pêchus mais il sont aussi intéressant avec des tactiques de combat à mettre en place. Il faudra en effet apprendre le patern des ennemis pour éviter le game over. Néanmoins, cela change de l’aspect tactical RPG du jeu d’origine qui, il est vrai, avait déjà pris une tournure un peu plus orientée action dès le 3eme opus à la manière du remake de Final Fantasy VII. Il faut bien évoluer. Mais il est vrai que désormais, les phases de combat sont plus proches d’un Dynasty Warriors. Mais pour rester dans le catalogue du même éditeur, j’oserai un rapprochement avec Phantasy Star Online dans la manière de progresser de manière assez linéaire dans les différents stages. Le décompte des points de vie est aussi plutôt similaire.

Le fan service est en tous cas omniprésent. On retrouve vraiment tous les éléments du théâtre impérial avec les filles qui sont toutes issues de pays différents et leurs chambres thématisées en fonction.

Ainsi, Sakura qui n’est pas celle que nous avons connu dans le passé est toujours japonais tout comme Hatsuho et Azami, mais vous ferez aussi la connaissance de Claris la luxembourgeoise (punaise, on a presque eu une belge...) ou d’Ansastasia la grecque le temps de ce Vaudeville épique.

Il sera bien entendu possible de collectionner des photos. La photographie reste vraiment un point phare de la série et sert de récompense pour le joueur.

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Les clins d’œil aux anciens opus sont présents en masse : les fans seront conquis. Le tout est bien ficelé, très malin. Sumire, présent dans les deux premiers opus dirige désormais le théâtre impérial qui a de gros soucis de trésorerie. Mais comme vous le savez, ce théâtre n’est qu’un prétexte. Cependant, les beaux jours sont passés. Le théâtre est en crise et il va falloir défendre sa tartine afin d’éviter l’éviction de l’équipe. En effet, celle-ci doit désormais compter sur d’autres troupes internationales qui doivent sans arrêt venir à la rescousse. Mais vous allez remédier à tout cela n’est-ce pas ?

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Même si Sega a été sans doute tenté de ressusciter la série, sans doute à cause du succès de son cousin Valkyria Chronicles, il faut quand même reconnaître que les 4 premiers épisodes de la Segasaturn et de la Dreamcast restent les références absolues en la matière. Il faut dire que le retour de cette série ne se fait tout de même pas sans frustration. Si le jeu est généreux en contenu, si on retrouve les attaques spéciales mais aussi les attaques en duo avec la combattante avec qui vous vous entendez le mieux que l’on déclenche avec le pavé tactile de la Dualshock, sachez que vous serez à même de gérer deux ou trois kobus maximum dans les phases de combat alors que Red Entertainment nous avait habitué à gérer toute l’équipe. Le changement de style et de gameplay aura donc eu raison de ce petit plaisir. Pour le reste le titre propose une expérience pêchue avec deux types de frappe, des combos, un lock et un dash.

Quoi qu’il en soit, ce Sakura Taisen a su combler mes attentes. Ce n’est pas la meilleure forme d’un Sakura Taisen mais les ingrédients sont là pour rendre un fan heureux jusqu’au Koi Koi Wars, le jeu de carte mythique de la série basé sur les saisons. Tout est dans le détail. Et si le titre échoue parfois sur certains points, il faut rester objectif, Sakura Wars reste ce qui se fait de mieux dans le genre : le digital comics. Et soyez rassuré par la fin du jeu digne de ce nom et rempli de cinématique. Il y a bien entendu une fin pour chaque fille comme tout Sakura Wars qui se respecte. En tous cas, cela m’a donné envie de recommencer toute la série.

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Graphismes : 92%
Un regret : l’absence de Kosuke Fujishima. Pour le reste, il faut vraiment être difficile tant ce digital comics est soigné.

Animation : 88%
Enormément de détails dans les phases d’animation. Les personnages sont tous modélisés en 3D et peuvent donc proposer pas mal d’attitudes. J’ai noté quelques baisses de framerate pendant les combats lorsque l’écran est surchargé.

Jouabilité : 93%
Très accessible pour les parties visual novel. Les phases de combat et plate-forme sont assez simples à maîtriser. On notera une gestion de la caméra parfois un peu bruque.

Bande de Son : 99%
Ce qui se fait de mieux. Point final.

Intérêt : 98%
Quel plaisir de se replonger dans un univers que j’adore !

Note Globale : 96%
Pas le meilleur Sakura Wars, mais déjà une Sakura Wars ;)


NOTE : 09/10