Consoles-Fan
11/07/2020

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Final Fantasy VII : Remake
T’as ta carte
de membre Mog ?

Vous aussi ? Vous les avez entendus crier, ces fans en délire à la conférence de Sony de l’E3 2015 ? Je m’en souviens encore comme si c’était hier. Il faut dire que c’était un cru exceptionnel que Sony cette année-là ? J"étais dans la salle et c’était juste fou. Et vous ne rêvez pas, il a fallu 5 années de plus pour pouvoir mettre la main dessus. C’est mon drôle en terme d’attente, je vous l’accorde, mais le jeu a souffert en début de développement pour être finalement rebooté par Square Enix. Il ne fallait pas se planter, non, il ne fallait pas.

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Tout d’abord, une petite aparté. Je ne sais pas pourquoi (enfin si je sais pourquoi, c’est le même éditeur, le character design est fort proche...) mais ce Final Fantasy VII me fait penser au fait que c’est sans doute ce que The Bouncer aurait du être. Ce jeu mal aimé aurait sans doute eu une autre aura. Car dans le cas de Final Fantasy VII, on peut dire que le jeu a su trouvé un équilibe fort agréable entre phases d’action pêchues, gestion RPG pas prise de tête, des cinématiques et de la narration intéressante, très bien doublée en français par ailleurs et bien entendu des minigames qui avaient déjà eu la part belle sur PsOne. C’est la richesse de cet ensemble qui a rendu à l’époque ce jeu si culte auprès de toute une communauté qui n’attendait plus qu’un remake.

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Le pire dans tout cela, c’est que Sony et Square Enix en étaient vraiment conscient mais faisaient mine que non. Quel jeu avait servi de démo technique pour la présentation de la PS3 à l’E3 ? Final Fantasy VII ! Les fans avaient alors été titillés en profondeur et ont attendu en vain jusqu’à 10 ans plus tard, une génération de console plus loin, une officialisation toujours à l’E3 de celui auquel on ne croyait plus.

Un malentendu survint alors en pleine fête : le jeu va être découpé en épisodes, laissant croire à chacun d’entre nous que la durée de vie ne va donc pas être au rendez-vous. Rassurez-vous, il n’en est rien : la relecture est généreuse et il vous faudra sans doute une trentaine d’heures pour terminer la galette, ce qui reste très honorable même si on est fatalement en deça des 75 heures de jeu pour les jusqu’au-boutistes.

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Ce qui m’a d’ailleurs beaucoup plu, c’est que final Fantasy VII est un faux remake si l’on considère qu’un remake doit reprendre chaque élément à la lettre en offrant juste une modernisation graphique. Tout a été repensé, y compris le gameplay dont la modernisation était nécessaire, mais le jeu garde les lettres noblesses du mot remake car ce titre est si respectueux que le mélange des sons et des graphismes plongent le joueur dans un parallélisme aussi surprenant que pointilleux. A chaque moment, notre esprit identifie les scènes, les personnages et les modélise de la manière la plus simpliste, celle du jeu original. La madeleine de Proust est là en permanence. C’est magique.

D’un point de vue technique, il y a énormément à dire tant il y a du très bon et du moins bon. Certaines phases sont merveilleuses, et je pèse mes mots : la direction artistique est juste sublime dans son ensemble tant qu’on ne s’accroche pas à certains détails. Ainsi, les cinématiques et tout ce qui n’est pas évitable, toute la trame principale, est soignée aux petits oignons. En revanche, certains personnages secondaires ont un visage vraiment sommaire. Quelques textures font peine à voir mais là-aussi, il faut tomber dessus et la plupart des joueurs n’y verront sans doute que du feu, ce n’est pas le cas pour un sale fouineur comme moi. Ce n’est pas gravissime en soi mais à force de chercher et de gratter on finit par trouver. Les missions secondaires ne sont pas non plus des plus intéressantes : tant pis. Mais disons que l’enchantement laisse parfois place à des expériences qui n’ont pas eu droit au même maquillage. Ce dernier fait en tous cas souvent mouche avec des effets de lumière très réussis et une pyrotechnie très maîtrisée. Les décors ne sont d’ailleurs pas en reste : ce monde est bel et bien vivant.

En terme de variété, on est gâté. Final Fantay VII remake ne s’enlise jamais dans la répétitivité, laissant l’impression au joueur d’être toujours nez à nez avec une expérience nouvelle. Vous n’aimez pas certains passages. Rassurez-vous, ce ne sera jamais bien long. Le jeu est rythmé à souhait. A peine habitué à une situation, vous serez confronté à de nouvelles idées, de nouveaux habillages qui donnent l’illusion de présenter un RPG sous des formes à chaque fois nouvelles. Le titre est plein de promesses scénaristiques et ne les tient pas toujours pour nous prendre à contre-pied. De plus, l’écriture est plutôt humoristique bien que parfois nisaise.

06

Certains éléments ont mal vieilli et n’ont pas été rénové. En terme de level design, le jeu est quand même loin d’être élaboré. Bonjour la ligne droite, ou presque. Les switchs débloquent toujours un élément voisin. Il y a bien quelques phases de puzzle mais ce n’est clairement jamais pointu. On a donc des phases en monde ouvert dans les villages qui sont séparés par des phases de couloir pas vraiment incroyables et quelques arènes de combat. Le character design est super joli, très réussi. Mais c’est un peu comme dans certains jeux de voitures où mes développeurs mettent le paquet sur la carrosserie de la voiture et oublient de détailler les décors. C’est sûr, notre regard sera attiré par les personnages, mais quand même, des fois, c’est abusé. Heureusement qu’on regarde l’ensemble !

Histoire d’hacher un peu l’histoire, les développeurs nous proposent des quêtes annexes de qualité inégales. Il y en a vraiment des marrantes mais il y en a d’autres qui n’ont réellement aucun intérêt.

01

Peu importe le flacon, du moment qu’on aie l’ivresse. Final Fantasy VII a pour moi passé le test ultime du jeu réussi : me faire passer des nuits blanches. Le titre est pour sûr très accrocheur et ne veut pas vous lâcher comme une bonne série télé bourrée de cliffhanger.

Le titre saura en tous cas vous tenir en haleine tout le long malgré quelques baisses de régime, des chapitres un peu poubelle qu’on a déjà oublié, votre cerveau ne retiendra à la fin qu’une expérience épique, en mode quand y’en a plus y’en a encore, avec de nombreux points d’orgue. J’ai forcément mes préférences mais il est vrai que le passage dans le quartier des désirs est inoubliable. La fin du jeu est mirifique.

07

Graphismes : 86%
La modélisation est aléatoire. On voyage entre des mondes grandioses, steampunks, splendides et des phases où on se retrouve entre 4 murs en béton. N’allez pas trop chercher la petite bête non plus car vous la trouveriez rapidement. Les courbes sont en effet très accidentées de par le choix d’un nombre parfois très limité de polygones. Etrange.

Animation : 87%
Des personnages qui glissent quand ils sont repositionnés devant des éléments du décors interactifs. On ne pensait plus voir cela en 2020. Pour le reste, les effets spéciaux crépitent pour un feu d’artifice jamais mis en difficulté.

Jouabilité : 93%
Il fallait moderniser Final Fantaisy VII sans le dénaturer. C’est une grande réussite car on se retrouve avec un jeu d’action pour les coups basiques mais tout de même une exécution des magies, des attaques spéciales ou l’utilisation des objets au tour par tour grâce à un système de jauge qui se remplit. C’est malin et ça met tout le monde d’accord car le jeu reste tactique. On retrouve également la possibilité de choquer ses ennemis comme dans Final Fantaisy XIII. Le jeu n’hésite donc pas à s’inspirer de ses cadets.

Band, de Son : 96%
Symphoniques et superbes

Intérêt : 92%
Les développeurs ont en tous cas réussi à relater l’introduction de Final Fantaisy VII en rajoutant certaines longueurs mais en développant aussi quelques personnages secondaires. Il est vrai qu’il faudra s’en ternir pour l’instant à Midgar mais soyez sans crainte, on pouvait en effet croire qu’une petite dizaine d’heures allait suffire pour venir à bout de ce remake incomplet. Il n’en est rien, ce n’est absolument pas une arnaque, il vous faudra au minimum 20 heures pour en venir à bout.

Note Globale : 90%
Tellement Final Fantaisy VII et pourtant si différent.


NOTE : 09/10