Consoles-Fan
17/01/2018

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Ecco The Dolphin
R
l’

Je me rappelle encore des heures et des heures pass

Frustration

Ecco frustre au bout d’un moment lors des premiers stages. Très peu d’indications vous sont données, on se perd facilement et on tourne parfois en rond. Cependant cette frustration est rapidement surmontée car Ecco dégage une aura qui vous magnétise et vous fait revenir au jeu encore et encore. Ce sentiment de frustration disparaît même au fil des stages, lorsque l’on comprend de quelle manière fonctionne le jeu et que l’on finit par dompter ses règles. On se surprend à rêver, à s’extasier devant les graphismes et surtout leur originalité. Il était à craindre en effet qu’ Appaloosa nous propose toute une série de fonds marins sans vraiment proposer de variété mais c’est loin d’être le cas. Les graphismes peuvent se décliner sous bien des formes, on passe du féerique au cyberpunk sans broncher. Le jeu est découpé en stages et chaque stage vous propose des missions plus variées les unes que les autres. Ecco vous donne vraiment l’impression de jouer à plein de jeux différents, actions et réflexions étant habilement dosées.

Plus on avance, plus c’est beau

Ecco The Dolphin surprend par la beauté de ses graphismes. Les premiers stages sont en fait les moins impressionnants, imaginez donc ce que le jeu vous réservera par la suite... Les effets d’eau sont éblouissants. On notera cependant un léger brouillard. Après tout, on ne voit pas très loin sous l’eau. L’animation est légèrement en deçà de ce que propose en moyenne un jeu Dreamcast. Cela se ressent essentiellement lorsque l’écran est en rotation. Par contre l’animation du dauphin est réellement bluffante. On notera également quelques petits ralentissements mais ils sont vraiment très rares. Par contre il ne faut pas jouer avec le feu, il arrive que l’on se retrouve parfois bloqué dans des polygones, il est parfois possible de se débattre mais parfois on traverse carrément des polygones et il n’est plus possible de remonter respirer à la surface. Heureusement, ce bug arrive très rarement et le jeu sauvegarde automatiquement votre progression ; de ce fait, lorsque vous mourrez, vous continuez le stage à peu près là où vous l’avez laissé.

J’ai été un petit peu déçu des musiques d’Ecco par rapport à celles du Méga-CD beaucoup plus charismatiques mais cette remarque n’est valable que pour les premiers stages où la musique s’apparente plutôt à un mélange anarchique mais doucereux de notes. En effet, par après, la richesse musicale est telle qu’elle envahit notre esprit.

En tout cas, la mise en scène est magnifique et au final, Ecco est un jeu somptueux et passionnant. Les programmeurs ont vraiment puisé dans tous les recoins de leur imagination. J’ai particulièrement adoré les couloirs d’eau en suspension dans l’air : techniquement, ça tue ! Mais en plus, cet univers enchanteur nous permet de nous évader des océans et de voltiger à hauteur de montagnes ! Quand je vous disais que Ecco offrait des graphismes variés !

Franchement, les quelques petits défauts de ce jeu ne doivent pas vous décourager à vous le procurer, rappelez-vous tout de même que ce titre propose un concept original et un véritable challenge car il est long et difficile. Il est vrai qu’au bout de quelques heures de jeu, se promener dans les fonds marins peut devenir saoulant mais on finit toujours par revenir à Ecco tant l’appel de l’aventure vous hypnotise.

Graphismes : 96%
Ecco offre une grande variété de décors de qualité. Les effets spéciaux sont somptueux et inattendus pour ce style de jeu.

Animation : 83%
Le dauphin est tout à fait maniable mais des bugs de collision viennent nuire de temps à autre. Il arrive de se retrouver coincé et d’attendre que la mort vous emporte.

Jouabilité : 75%
L’ensemble n’est pas vraiment saccadé mais pas vraiment fluide non plus. Quelques petits ralentissements mais ce n’est pas bien grave. L’animation du dauphin est vraiment très bonne.© Le dauphin est tout à fait maniable mais des bugs de collision viennent nuire de temps à autres. Il arrive de se retrouver coincé et d’attendre que la mort vous emporte.

Bande Son : 92%
Une excellente bande-son qui ne cesse d’être meilleure au fur et à mesure que l’on progresse dans le jeu.

Intérêt : 97%
Ecco The Dolphin offre un vrai challenge. Difficile et féerique, long et magnifique, il vous emmènera dans un voyage unique sur console !

Note Globale : 94%
Un jeu féerique et original à posséder absolument. De plus, vous en aurez pour votre argent car il est plutôt difficile et doté d’une durée de vie conséquente. Je n’ai plus rêvé comme ça depuis Nights.


NOTE : 09/10