Consoles-Fan
18/01/2018

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Splinter Cell
Le grand jeu
On me voit l

La guerre de l’information fait rage. Le gouvernement am

Dans un futur proche, la CIA annonce à la NSA qu’un de leurs agents, Alison Madison est portée disparue. L’agent Blaustein est alors dépêché en Georgie pour tenter de la retrouver. Mais craignant pour la vie des deux agents, le réseau Echelon a décidé d’envoyé un « Splinter Cell » : Sam Fisher que vous incarnez. Un Splinter Cell est un agent furtif, une sorte de carte de la dernière chance.

Ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus sur le scénario : sachez que l’aventure est trépidante et que l’évolution de l’histoire se fait de manière assez originale, à savoir via un zapping de flashs info.

Enfin du neuf !

A chaque fois que l’on parlait de Splinter Cell, on entendait que des louanges sur sa réalisation. Alors bien entendu, je vais y revenir dans le test mais, une fois n’est pas coutume, je voudrais commencer par vous parler du gameplay qui m’a vraiment étonné tant il est clair, immédiat, simple d’accès et complètement inné, idéal, logique, bluffant, agréable, et surtout pas prise de tête ! Car c’est un peu ce que je redoutais avec ce genre de jeux où il faut généralement gérer 36 mouvements à l’écran. On se retrouve d’habitude d’habitude avec une maniabilité assez lourde. Mais là, c’est un véritable bonheur de diriger Sam Fisher, le héros virtuel du jeu. Et je pense que c’est essentiellement là où Splinter Cell remporte son pari. Les programmeurs ne se sont pas contentés de surfer sur le fait que tout le monde adule leur dernier né pour nous pondre un gameplay mal pensé puisque de toute façon le jeu va se vendre rien que sur sa renommée. Bien au contraire, les programmeurs sont allés jusqu’au bout de leur idée : créer un véritable événement vidéoludique, le premier titre d’une série à succès (si elle continue !) et pas un coup dans l’eau, un coup de bluff. Splinter Cell est une bombe atomique, et le jeu va s’installer tout simplement comme référence, et pour longtemps.

Après une mode tutorial rapide, vous vous lancez dans l’aventure et vous goûtez directement aux joies de l’infiltration. Mais vous pénétrez dans un bâtiment en flamme et là c’est l’orgie graphique, du jamais vu : l’incendie est tout simplement incroyablement géré avec des effets lumineux et éblouissants et du décor qui se désagrège peu à peu. Je me crois revenu dans Burning Rangers : quel bonheur !

Metal Gear Solid est souvent comparé à Splinter Cell et inversement. Je ne vois pas trop pourquoi : si j’étais ironique, je dirais que Metal Gear Solid est un jeu tout vert, alors que Splinter Cell se promène sur toutes les palettes de couleur. (Ah mince, je l’ai dit !) Mais en réalité, la jouabilité de Metal Gear Solid m’a directement saoulé là où Splinter Cell m’a charmé. Je vais vous détailler tout ça dans le paragraphe suivant !

Tuer avec parcimonie

Le nombre de mouvements qu’est capable d’effectuer Sam Fisher est tout simplement impressionnant. Sam Fisher peut sauter, maîtriser ses adversaires et les interroger, manier une arme (mais Splinter Cell est loin d’être un shoot-them-up), transporter les corps, crocheter des serrures, s’accrocher à divers éléments du décor, prendre appuis sur un mur pour atteindre des points plus élevés ou encore se planquer au plafond en plaçant ses jambes à l’horizontale en appuis contre les deux murs opposés ! Il peut même contraindre vos ennemis et se servir d’eux afin de progresser dans votre mission !

Même si la liste de mouvements est à tomber par terre, leur maîtrise est très simple. Mais comme les possibilités sont nombreuses, vous allez devoir faire des choix : que faire, où, quand et avec quelles précautions ? Car Splinter Cell ne se propose pas d’être juste un simple jeu d’aventure, il va falloir raisonner sans cesse, surtout ne pas foncer, surtout ne pas se laisser piéger. Prendre ou être pris : jamais la notion de survie n’a été aussi présente dans un jeu ! On se sent tantôt maître de la situation, tantôt en grosse difficulté, il va falloir réfléchir, et vite, pour se tirer d’affaire. L’empathie est totale !

Surveillez vos arrières

Il va falloir réfléchir à l’aménagement de lieux que l’on ne connaît pas, imaginer les situations les plus improbables et surtout ne pas penser en termes vidéoludiques ! De ce côté là, il faut tout oublier de votre background ! Car lorsque vous pensez que certaines situations sont impossibles car trop compliquées à mettre en oeuvre ou impossibles à réaliser, c’est à ce moment-là que vous vous retrouvez piégés tout simplement parce que l’imprévu est même géré ! Le danger vient de partout, à tout moment vous pouvez vous faire coincer par une caméra parce que vous n’avez pas pris le temps d’analyser la pièce que vous allez traverser ! Pensez par exemple à lever la tête, une caméra pourrait bien se trouver au dessus de la porte et vous repérer une fois que vous avez franchi le seuil de la porte ! Il est vraiment nécessaire de se placer à la place de l’ennemi pour imaginer comment il pourrait vous piéger ! Heureusement, de nombreux points de sauvegarde vous permettent de vous « débarrasser » de certains passages délicats.

Quand ombre et lumière peuvent vous trahir

L’intelligence artificielle est incroyable, les réactions humaines sont bluffantes ! Luminosité, son, tout est lié ! Si vous éteignez la lumière et qu’un garde le voit, il ne restera pas là à rien faire. De la même manière, s’il voit une ombre bouger ou qu’il vous entent vous déplacer, ne vous attendez surtout pas à aucune réaction de leur part. Et ces derniers sont acharnés, ils vous chercheront jusqu’à plus soif. Soit vous supprimez le garde trop curieux, soit vous vous cachez et vous mettez hors de danger.

Abordons maintenant un point sur lequel tout le monde est sans doute déjà au courant, surtout si vous avez reluqué les quelques screenshots qui illustrent ce test ! Welcome to the next level ! Ce jeu est une tuerie graphique. Oh certes, la réalisation n’est pas sans failles mais étant donné que tout le reste de la production vidéoludique est larguée loin derrière… La seule déception vient du framerate un peu faiblard. Ce n’est pas si grave que ça puisque Splinter Cell n’est pas un jeu speedé mais bon, la perfection n’est pas de ce monde. Mais attendez un peu de lire la suite ! Le bump mapping est absolument incroyable, les graphismes sont ultrafins et colorés, les textures sont organiques, la modélisation des personnages à tomber par terre et la motion capture est renversante. Sam Fisher possède pas moins de 500 mouvements différents ! Les effets d’éclairage, pyrotechniques, la gestion de l’eau, d’éléments mous sont simplement les plus beaux jamais vus sur console de salon jusqu’à présent ! J’insisterai d’ailleurs plus particulièrement sur les éléments mous rarement rencontrés et qui bénéficient ici d’un modèle physique incroyablement réaliste ! On ne prend en tous cas pas un gros risque en affirmant que Splinter Cell est à l’heure actuelle le jeu le plus beau de la X-Box mais aussi un des plus intéressants et dont le gameplay appartient à une toute nouvelle génération de jeu.

Graphismes : 97%
Les décors fourmillent de détails. Tous les autres jeux se prennent un sacré coup de vieux d’un seul coup.

Animation : 83%
Un framerate qui aurait pu être plus élevé ! Ce n’est de toute façon pas bien gênant. De plus, la motion capture des personnages est excellente.

Jouabilité : 99%
Bien plus que la prise en main immédiate, je voudrais mettre ici en avant le gameplay unique. Le nombre de mouvements de Sam Fisher réalisables est tout simplement hallucinante et criante de réalisme. Mais surtout, jamais un gameplay n’avait pris autant en considération le son et les effets de lumière.

Bande Son : 95%
L’ambiance sonore représente un véritable élément du gameplay. Sachez cependant que même si le jeu est entièrement doublé en français, vous retrouverez dans la version anglaise la Michael Ironside (Total Recall, Highlander 2, Starship Troopers, la série télé « V ») pour la voix de Sam Fisher.

Intérêt : 99%
Ubi Soft n’a pas oublié que la réalisation ne suffisait pas pour faire un bon jeu, alors ils ont doté Splinter Cell d’une jouabilité innovante et révolutionnaire… Rien que ça !

Note Globale : 97%
Splinter Cell est un must buy sur X-box, il mérite même à lui seul l’achat de la console.


NOTE : 09/10