Consoles-Fan
23/04/2018

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Toejam and Earl 3 : Mission To Earth
Vraiment extra...
Parfois terrestre !

D

What the funk !

Toejam and Earl devrait s’appeler Toejam, Earl and Latisha puisqu’une demoiselle (dont Toejam est éperdument amoureux) a rejoint l’équipe de nos deux extra-terrestres rigolos.

Toejam and Earl 3 est un délice graphique. Des couleurs crèmes qui se mélangent entre elles harmonieusement. Des décors fins (mais incroyablement fins quoi les gars) et enrichis par de nombreuses animations. La végétation se cabre sous la force du vent, les nuages comportent de jolis effets de transparence et sont en mouvement et présents sur de nombreux plans. Les effets d’eau, de lumière, de transparence sont magnifiques ! Et je vous parle même pas de la merveilleuse gestion des ombres. Toejam and Earl 3 est un vrai bijou technique. Même les loadings ont été comblés par de petites cinématiques ! Chic et Groovy ! La plupart des films ne sont même pas là que pour combler puisqu’avant de rejoindre le stage suivant, 3 chanteuses de gospell vont vous expliquer (en chantant s’il vous plait) votre mission ! (Enfin, parfois c’est une carotte qui vous parle mmm ?) Les jeux aussi bien présentés sont rares alors il faut en profiter !

« Funkyser » la planète

Et pourtant, Si Toejam and Earl 3 est un jeu bien délirant, le jeu est très calme, reposant, on ne se prend pas la tête à devoir jouer comme un dieu, à se surpasser continuellement. C’est bien là le point qui pourrait refouler certaines personnes qui auront plus l’impression de faire une promenade de santé à la découverte des différents univers, mais les nombreuses idées du soft parviennent à nous tenir en haleine malgré tout ! Toejam and Earl 3 est un jeu qui change les idées et c’est un peu ce qu’on attendait d’un tel soft. La difficulté n’est pas très élevée, tout l’intérêt du jeu se base sur l’ambiance, l’originalité, le côté décalé de l’univers de Toejam and Earl. De ce côté là, on est bel et bien servi, c’est bien débile, même si on sent quand même un peu de retenue, histoire de rester accessible à tous. On n’atteint donc tout de même pas la grande gaudriole même si on sent bien que l’imagination des concepteurs a été maintes fois sollicitée. Ne comptez cependant pas sur moi pour vous révéler les nombreux gags du soft, ce serait un beau gâchis pour ceux qui se laisseront tenter par ce titre.

Les missions sont vraiment très variées et pour y venir à bout, vous devrez découvrir de nombreux items originaux qui font évoluer le gameplay tout azimut. Pour se battre, nos amis extra-terrestres maîtrisent le Funk Fu, sorte de Kung Fu musical qui place les ennemis sous la surveillance d’une boule à facettes ! (Punaise, je vais pas bien moi). Il y a des ennemis diurnes et nocturnes. Certains sont plus acharnés que d’autres, mais il faut bien avouer que la gestion du jour et de la nuit n’apporte pas grand chose si ce n’est le changement de la luminosité !

Pour vous débarrasser d’un ennemi, un simple coup ne suffira pas toujours, il faudra balancer avec votre radio des notes de musique en pleine poire, notes de musique qui bien entendu doivent être ramassées dans les décors ! Enfin… Ramassées c’est un bien grand mot, j’aurais dû dire pourchassées car elles ne se laissent pas attraper les bougresses. Vous devez donc poursuivre les notes en courant comme un dingue autour des arbres : de vraies gamines ! En plus des missions, des minigames seront débloqués parralèlement ! Niveau durée de vie, Toejam and Earl 3 s’annonce réellement louissif, en particulier pour ceux qui adorent les score attacks et qui se lancent le défi de terminer les minigames le plus rapidement possible ! Quelques exemples de minigames ? Ok, vous l’aurez voulu, que diriez-vous de sauter avec des chaussures à ressort sur des cibles en détruisant les cibles en question le plus rapidement possible. A moins que vous ne préfériez chevaucher un scooter flottant dans les airs et « funkyser » tous les individus d’un quartier.

Vous vous promenez dans des mondes qui donnent accès à diverses missions accessibles lorsque vous avez suffisamment de clés pour ouvrir une porte. Dans les mondes ou au cours des missions, vous devez ramassez les clés que vous trouvez afin de débloquer les accès. Plusieurs mondes existent, et vous devrez voyager entre eux lorsque les accès seront ouverts. Cela vous permet de ne pas passer toute la première partie du jeu dans le premier monde, puis dans le suivant, et ainsi de suite ! Bref, on bouge sans arrêt dans Toejam and Earl 3 et on découvre, à chaque fois émerveillé, les nouveaux décors ! Et pour couper court à la routine, les programmeurs ont même pensé à intégrer de nombreux minigames burlesques.

Bref, vous l’aurez compris, je me suis retrouvé une fois de plus littéralement scotché à l’univers de Toejam and Earl qui ne plaira certainement pas à tout le monde. Certains trouveront même qu’il s’agit d’un non-jeu. Tant pis pour eux !

Graphismes : 95%
Des décors incroyablement colorés (pastel et crème) et d’une finesse pour baver toute sa vie. Les effets d’eau et de transparence sont somptueux.

Animation : 83%
Une fluidité impeccable. Cependant l’animation des personnages est assez bizarre mais il y a de fortes chances pour que cela soit volontaire.

Jouabilité : 78%
Un gameplay très varié mais aussi calme et reposant. Aaaah ça fait du bien de ne pas se prendre la tête parfois !

Bande Son : 75%
Assez décevante, du moins par rapport à ce que j’attendais. Les musiques sont assez peu marquantes contrairement aux épisodes précédents. Seules les digits sonores arrivent à tirer leur épingle du jeu.

Intérêt : 77%
Toejam and Earl 3 est fidèle à la série niveau ambiance. Il renoue avec le premier épisode puisqu’il s’agit toujours de trouver différents cadeaux, de se promener sur divers bouts de territoire et de s’échapper par les ascenseurs de téléportation ! De plus, il est toujours jouable à deux !

Note Globale : 80%
Toejam and Earl 3 ne m’a vraiment pas déçu, cependant, je pense que ce jeu ne plaira pas à tout le monde, alors n’achetez pas les yeux fermés !


NOTE : 08/10