Consoles-Fan
26/04/2018

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BloodRayne
Aaaaah du saaaaaaang !
Plus amusant que Devil May Cry

Que les amateurs de vampires et de sang se r

Gore et gothique

Rayne, l’héroïne que vous contrôlez, n’est pas très farouche, elle saute sur ses ennemis en les enlaçant avec ses jambes afin de faire ripaille de leur hémoglobine. Si vous préférez, vous avez aussi une chaîne qui à la manière de Scorpion de Mortal Kombat, vous ramènera votre innocente victime dans vos bras. Vous la plaquerez alors au sol avant de la chevaucher pour la vider de son sang. Charmant ! Mais nécessaire puisque c’est la seule manière pour remplir votre barre de vie ! De ce point de vue, le jeu est donc assez facile puisque chaque ennemi rencontré (ou presque) est une source de points de vie ! Le sang est omniprésent dans le jeu, normal vu le thème, mais quand même. Un peu à la manière du film « Crash » de David Cronenberg, il y a un côté pervers et malsain entre érotisme et violence, à la limite du sadomasochisme.

Le look des personnages est gothique et assez suggestif : porte-jartelles, corset lacé et autres tenues sophistiquées en cuir très près du corps, nichons au balcon (des bouncing breasts bien entendu, merci Dead Or Alive) et tout un attirail d’armes tranchantes épousant parfaitement la silhouette de la demoiselle que vous dirigez : une vampire à moitié humaine ou une humaine à moitié vampire, c’est comme vous voulez ! Aussi, étant donné l’état de la demoiselle, évitez l’eau qui vous fera perdre de l’énergie lorsque vous entrez en contact avec. Par contre, vous ne devrez pas éviter la lumière du soleil puisque tout le jeu se passe de nuit ou en intérieur. D’ailleurs les décors de ces derniers sont un peu mieux réussis car il n’y a pas de brouillard. Mais revenons-en à la demoiselle. Elle a des cheveux rouges (Non Yonid, on ne touche pas), coupés au carré, des yeux gris et deux canines qui mordillent constamment une bouche charnelle.

A couper le souffle

Sans être une démonstration technique de la console, l’ambiance générale de Bloodrayne est très réussie. Morbide, inquiétante et dépaysante, vous aurez vraiment l’impression de vous promener dans un monde rongé par un esprit démoniaque. Les ennemis ne sont ni moches ni très réussis, mais la plupart sont plutôt dans un piteux état : quand il ne leur manque pas un œil, c’est leur bras qui a complètement muté, à moins que leur tête soit carrément bien éclatée ! Les décors sont dans l’ensemble assez vides et très répétitifs, mais le jeu ne manque pourtant pas de charme. Il faut noter aussi quelques petits bugs d’affichage pas bien méchants.

D’un point de vue de la fluidité, Bloodrayne n’atteint pas les cimes de la perfection mais ici aussi, le résultat est très satisfaisant. Il faut aussi noter quelques bugs de collision. J’ai quand même réussi à traverser des murs entiers ! Par contre il faut reconnaître que la mise en scène est sans faille, avec de nombreuses cut scènes qui sont là pour appuyer le scénario et quelques vidéos intermédiaires peu nombreuses mais de très bonne qualité et très gaies à regarder !

Les coups sont nombreux, évoluent avec un système de level et le maniement est simple, direct. Les coups distribués claquent bien et sont distribués sous forme de combos. Les armes sont assez nombreuses et vous permettent de viser deux ennemis à la fois. Pratique ! Une jauge nommée « Bloody Rage » vous permet, lorsque vous la déclenchez, de vous battre encore plus rapidement jusqu’au moment où la jauge est complètement vide. En réalité, le temps tourne au ralenti alors que votre personnage continue à se battre à la même vitesse. C’est très utile contre les ennemis un peu plus résistants !

Les coups que vous infligez provoquent des blessures assez réalistes puisque nous avons affaire à une véritable boucherie. Bloodrayne ne fait pas vraiment dans la dentelle alors ne vous étonnez pas de voir voler dans les décors des mains, des bras, des jambes, des têtes, des troncs qui ne sont bien entendu plus attachés où ils devraient être. Les ennemis mortellement blessés mourront de leur blessure sans que vous ne deviez les achever. Leur barre d’énergie diminuera d’elle-même, plus ou moins vite en fonction de la gravité de la blessure. Un ennemi ne cherchera donc pas toujours à vous combattre jusqu’au dernier pixel de vie. Cela rend le jeu assez réaliste avec quand même une sacrée dose de sadisme en bonus !

En bref, le gameplay est assez intéressant même si l’on peut noter quelques petites fautes classiques comme un grand manque de précision dans la gestion des sauts ou des fautes plus typiques chez les éditeurs en début de carrière qui ont parfois des idées un peu loufoque mais qui sont dans ce cas-ci plus difficilement pardonnables quand on s’appelle Majesco. Par exemple, il faut faire un double-saut (horizontal) pour détruire des murs : mouais… Un mur peut être détruit lorsqu’il est ébréché, et parfois cela n’est pas évident à remarquer. Heureusement, un plan interactif avec pas mal d’indications vous indique la plupart du temps où vous devez vous rendre. Il est dès lors possible de délimiter un périmètre où vous êtes certain qu’il est nécessaire de fouiller.

Une ambiance très Castel Wolfenstein

A un moment dans le jeu, l’histoire rebondit et vous vous retrouvez chez les nazis, peu avant la deuxième guerre mondiale (le jeu n’a alors plus grand chose à voir avec le début). Vous n’affrontez alors plus des monstres (quoi que) mais des hommes. Et ils se comportent comme tels. Si vous leur coupez un bras, ils s’enfuient en criant, même si leur jauge d’énergie n’est pas très entamée. Alors que les bestioles que vous aviez rencontrées jusqu’à présent se battaient comme des kamikazes. Le gameplay s’enrichit encore car les simples ennemis deviennent plus complexes à éliminer. De nouvelles techniques comme un slow motion (dans lequel vous êtes vous aussi ralenti) vous permet de courir entre les balles (merci Matrix) et d’attaquer vos ennemis de dos. Cette technique devra être utilisée très souvent : je préviens pour les allergiques du genre !

Et puisque vous vous êtes mêlé depuis le début de ce qui ne vous regarde pas, vous vous doutez que les plans décidés dans les hautes instances nazies ne vont pas se dérouler comme prévu. L’opération va même être un sacré fiasco. De ce fait, les nazis vont se retrouver nez à nez avec toutes sortes de créatures antagonistes. Bloodrayne ne se limite donc pas à un combat contre un seul groupe de méchants. Les vilains se nuisent aussi entre eux ! N’allez pas croire que vous allez vous faire des alliés pour autant auprès des vampires par exemple. Ici c’est chacun pour soi : sang pour tous et tous pour sang ! Mais il est clair que cette situation originale ne fait que renforcer la qualité du jeu qui a vraiment décidé de tabler sur l’originalité. Visuellement, ça se traduit par un bordel intégral où plus personne ne semble vraiment maîtriser la situation. Et pendant ce temps, vous continuez à faire votre popote de votre côté, profitant de la débâcle intégrale !

Je ne vous raconterai pas ce que vous rencontrerez plus loin dans le jeu mais vous risquez fort d’être surpris. Malheureusement, à la longue, Bloodrayne se révèle un brin répétitif malgré un gameplay assez riche. La plupart du temps, vous devez détruire un nid d’arachnides (ou un nid d’officiers allemands), sauver les survivants et passer au stage suivant ! Pourtant, on se prend au jeu, sans doute à cause de son ambiance. Et pour tuer la monotonie, les développeurs ont quand même pensé à placer quelques « contre la montre » : il vous faudra alors atteindre certains endroits du jeu le plus rapidement possible. Vous serez même amené à piloter un mécha !!! Comment ça part en vrille Bloodrayne : un jeu de vampire avec des méchas : c’est le délire absolu !

Sans aller aussi loin que Buffy : The Vampire Slayer, Bloodrayne m’a transporté dans de nouvelles aventures vampiriques passionnantes donc si vous aimez le genre, n’hésitez pas à vous le procurer d’autant qu’il vous assure une excellente durée de vie ! C’est bien simple, lorsque j’ai cru arriver à la fin du jeu, je n’en étais qu’aux deux tiers ! Je vous souhaite bien du plaisir pour venir à bout de ce jeu haut en rebondissements !

Graphismes : 72%
Des graphismes parfois un peu répétitifs. Je ne noterai que quelques problèmes de bug d’affichage à certains endroits du jeu, mais rien de grave.

Animation : 70%
Ici aussi j’aurais souhaité un meilleur framerate, mais ne crachons pas dans la soupe, la réalisation est de très bon niveau.

Jouabilité : 82%
Un gameplay qui s’enrichit au fil du jeu et qui s’apprend au fur et à mesure.

Bande Son : 77%
Des musiques bien rythmées qui font bon ménage avec des bruitages suggestifs et affriolants lorsque vous sucer le sang de vos adversaires. Sluuuurp ! Mmmmmmh, haaaaa !

Intérêt : 80%
BloodRayne dispose d’une grande durée de vie. Il est intéressant et immerge le joueur dans une ambiance géniale.

Note Globale : 75%
Un excellent third person shooter spectaculaire, sensuel et passionnant.


Disponible aussi sur Gamecube et Xbox.

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NOTE : 07/10