Consoles-Fan
20/04/2018

Auteur
  

2927 articles en ligne

 
Project Arms
Tout dans les bras
Rien dans les jambes

Bandai nous propose aujourd’hui un jeu bas

Une réalisation poussive

La première fois que j’ai vu tourner Project Arms, j’ai tiré une tronche jusque par terre. Il fait partie de cette génération de jeu PS2 si honteux d’afficher tant d’aliasing qu’ils ont préféré être complètement flou. Mais quand je dis flou, c’est vraiment flou : ça ou la tête dans un bocal rempli d’eau, c’est kif kif ! L’ennui, c’est que finalement, le jeu est aussi aliasé au niveau des éléments en avant-plan qui sont restés nets mais scintillants.

Graphiquement, c’est très moche, peu détaillé, peu texturé, avec des décors que l’on peut démolir grossièrement : on se retrouve donc avec des bouts de tarmac arrachés et pourtant découpés au cutter. Tout cela est absolument indigne d’une PS2. Seule l’interface très colorée et bourrée d’effets est vraiment réussie.

Les ennemis sont tous identiques, ils sont nombreux à l’écran mais apparaissent exagérément fort tard, on peut donc voir un peu partout des personnages transparents. Hum ! Alors se battre contre des zozos (toujours les mêmes), je ne sais pas vous, mais moi ça ne me motive pas plus que ça. On a un peu l’impression de faire toujours la même chose, un peu comme dans Dinasty Warriors. L’arrivée du boss est donc une délivrance ! Ceux-ci ne sont pas trop mal fichus, pour autant qu’ils ne s’éloignent pas trop : bah oui, ça devient tout flou ! Pas besoin de régler votre télévision ou de prendre rendez-vous chez l’ophtalmo cependant ! Si vous êtes inquiet, vous testerez un autre jeu juste après et vous verrez bien que vous n’avez aucun problème de vue ! Pour combattre les boss, vous revêtez une sorte d’armure, comme une seconde peau qui vous donne l’aspect d’un démon. Enfin, lorsque vous terrassez votre adversaire, une rotation matrixienne bateau vous permet d’admirer le coup final sous toutes ses coutures.

Pour nous, les zombis !

Alors bien évidemment, face à tant de répétition, tant de banalité, tant de lassitude et tant de médiocrité, j’ai eu un peu de mal à accrocher à ce titre et il a fallu attendre un peu moins d’un an, que je sois dans un état de fatigue avancé, pour ressortir ce jeu de ma ludothèque. Et là, le constat a été fort différent. En effet, Project Arms est le jeu idéal à terminer lorsque vous êtes fatigué mais que vous n’avez pas envie d’aller dormir (ben oui ça arrive !). Avec son niveau de concentration proche de zéro, Project Arms est parfait lorsque vous êtes dans un état lymphatique. On finit même par s’amuser puisque le jeu est assez pêchu. On passe outre tous les défauts du jeu, on balance quelques beignes, on progresse et puis voilà !

Et puis tout n’est pas si mauvais que ça dans la réalisation. Tout d’abord, le jeu est très fluide, mais il est vrai qu’on en attendait plus vraiment moins que ça ! Ensuite, le panel de coups n’est pas énorme, mais suffisant pour être accrocheur. Et puis cela nous change des gameplays de plus en plus compliqués que l’on croise de nos jours. Ces jeux-là, je me les laisse pour quand je serai un peu plus en forme. Mais pas trop de boutons pour aujourd’hui siouplé !

Le héros du jeu possède comme ses amis un bras capable de se morpher en diverses armes léthales : le fameux « Arms ». Vous possédez donc à l’instar de cobra une sorte de bras cyber avec canon intégré, capable de balancer une mégagifle qui fait voler tout le monde dans tous les coins : poilant ! Cette gifle est accompagnée par un joli effet graphique : des déchirures rouges transparentes apparaissent sur l’écran de votre téléviseur comme si un gros félin désirait sortir du poste. L’effet est difficilement explicable mais visuellement c’est pas trop mal fichu et ça a le mérite d’être original bien que saoulant à la longue car on ne finit plus qu’à balancer des coups de griffes sans arrêt : c’est tout de même le coup le plus efficace. Et puis jouer aux quilles avec les petits soldats ça m’a toujours amusé.

Vais tout sketer l’baraque !

En conclusion, il faut prendre ce jeu tel qu’il est, à savoir un défouloir et rien d’autre. Project Arms manque totalement de profondeur, on est juste là pour tout péter ! Ouééééé ! A vous de voir si ce concept primaire vous plait, mais quoi qu’il en soit, ne dépensez pas des fortunes dans un jeu dont la durée de vie dépasse à peine une heure !

Graphismes : 26%
Laid, flou et aliasé, on se croirait devant un jeu psone moche et lissé.

Animation : 83%
Project Arms est très fluide et c’est sans doute le seul point positif que l’on peut relever dans sa réalisation. Néanmoins, grâce à cela, le jeu est très dynamique.

Jouabilité : 61%
Simpliste : on fait un peu n’importe quoi et on progresse : c’est vraiment hyperbourrin !

Bande Son : 62%
Une bande-son sans grande personnalité mais qui fait son office.

Intérêt : 31%
Project Arms peut finir par se révéler accrocheur malgré sa multitude de défauts. Par contre, il ne vous garantira qu’à peine une heure de jeu.

Note Globale : 48%
Seuls les fans du genre pourront se laisser tenter par ce jeu s’ils arrivent à se le procurer pour une bouchée de pain !


NOTE : 04/10