Consoles-Fan
21/05/2018

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Her Knights
Quoi, encore une princesse
Ok,

Il y a de cela bien longtemps, en des temps recul

Her Knights est donc un beat’em all, comprenez par là un jeu dont le concept se résume en gros à « j’avance, je tape les méchants, j’avance encore, je tape encore plus de méchants, et ainsi de suite ». Un concept a priori aussi basique pourrait faire croire que de tels jeux sont forcément répétitifs et lassants, et il faut avouer que c’est assez souvent le cas. Mais Her Knights est un jeu qui sait éviter cet écueil, et je vais vous expliquer pourquoi.

En fait c’est très simple, s’il y a une seule chose qu’il faut retenir de Her Knights, c’est que c’est un jeu qui vous donne le choix.

Le choix des personnages

puisque dès le départ vous pouvez utiliser un des cinq personnages jouables. Parmi ceux-ci figurent le traditionnel brave gars maniant une épée, un magicien et un prêtre, mais aussi un manieur de lance et une jeune fille désarmée mais maîtrisant le TaeKwonDo (art martial dont la Corée est très fière). Chacun de ces personnages se joue de façon bien différente, et dispose de ses propres points forts et points faibles.

Le choix des coups

En effet malgré le nombre relativement faible de boutons de la GP32, chaque personnage dispose d’une panoplie de coups assez variée, et permettant des combos très intéressants. Bon, n’allez pas croire que c’est du soulcalibur, mais pour un beat’em all c’est plus que correct.

La difficulté des différents personnages est cependant variable, et si certains ont LE coup ultrapuissant sur lequel vous pourrez toujours compter (j’aime bien le perso à l’épée qui peut projeter les ennemis en l’air par paquets de douze et les achever par un juggle-combo), d’autres demandent beaucoup plus de dextérité et de discernement.

Le choix des règles du jeu.

En effet avant même de commencer la partie, il sera demandé au joueur de choisir entre trois règles différentes qui seront valables pour l’ensemble de la partie. Cela ne sera pas sans rappeler à certains les grooves des Capcom Vs SNK.

Le premier d’entre eux vous permettra, en appuyant sur la touche select, de mettre à terre les ennemis qui vous entourent et de remplir votre barre de vie. Bien utile quand vous êtes cerné et en train de vous faire piétiner par une demi-douzaine de zombies (et croyez-moi, ça risque fort de vous arriver plus d’une fois).

Le second « groove » est légèrement différent : toujours en appuyant sur la touche select, vous pourrez devenir temporairement invulnérable et vous échapper ainsi de situations difficiles. Malheureusement cette règle peut parfois permettre d’exploiter des failles de gameplay, comme traverser à toutes berzingues les niveaux où l’on est censé progresser lentement face à des flots continus de monstres.

Le troisième « groove » enfin est passif, puisqu’appuyer sur Select ne vous servira à rien, par contre votre personnage récupère en permanence un peu de vie. Ca a l’air cool comme ça, mais en fait vu que le temps est limité et que les adversaires font parfois TRES mal, on regrette vite de ne pas avoir de botte secrète en cas de besoin.

Le choix du scénario

Même si au final le fond de l’histoire n’en sera pas vraiment chamboulé, vous aurez à plusieurs reprises l’occasion de prendre une décision à la fin d’un niveau, ce qui pourra vous faire suivre un parcours différent. Et même si le scénario en lui-même ne risque pas de remporter un jour un oscar, on ne peut s’empêcher de se demander « et que se serait-il passé si j’avais décidé de... ? ».

Bon, faisons maintenant un petit bilan sur le jeu pour que les plus paresseux d’entre vous puissent se faire une idée vite fait bien fait.

C’est joli ?

Hé bien les graphismes sont relativement fins pour une portable (merci la résolution de la GP32), mais pas époustouflants. Il faut aimer le design mi-occidental, mi-oriental des personnages, personnellement ils me plaisent bien. L’animation est correcte, mais là encore il n’y a pas de quoi grimper aux rideaux ; les coups des personnages sont généralement élégants et bien pensés, par contre tout le monde a l’air de marcher un peu bizarrement dans ce royaume.


La musique d’ambiance est agréable, malheureusement les effets sonores sont quant à eux un peu répétitifs, disons même franchement pas terribles.

C’est amusant à jouer ?

Très. Il y a ce petit plaisir sadique à frapper plusieurs adversaires en même temps pour les projeter en l’air et enchaîner sur un combo. Oui, un peu comme dans un Devil May Cry. De prime abord, le jeu s’avère assez difficile, et on peut rager de se voir massacrer par des ennemis qui attaquent lâchement par troupeaux entiers. Les choses s’améliorent une fois qu’on commence à avoir un personnage bien en main, mais certains sont tout de même plus efficaces que d’autres. Et suivant les règles du jeu que l’on aura choisies, certains passages peuvent passer de « limite infaisables » à « promenade de santé ».

On ne s’en lasse pas trop vite ?

Certainement pas. En plus des différentes combinaisons de personnages, de règles de jeux et d’embranchements scénaristiques, le jeu se permet de proposer en plus des tas de personnages à débloquer. En fait, quasiment tous les personnages affrontés au cours du jeu peuvent devenir jouables, mais il faut pour cela finir le jeu plusieurs fois, à des niveaux de difficulté différents (encore un héritage de Guardian Heroes). Et s’il y en a qui trouvent que tout cela n’est pas assez, qu’ils sachent que d’une, ils sont vraiment difficiles, et que de deux il existe un éditeur de niveaux officiel, tournant sur PC, mais présentant l’inconvénient d’être tout en coréen (et que je n’ai pas eu l’occasion de tester, de par le fait).

Ceci dit il faut avouer que ce n’est pas le genre de jeux sur lequel on passerait une nuit blanche. Mais si vous voulez mon avis, les portables sont avant tout destinées à accueillir des jeux qui se jouent par petites séances, au cours d’un voyage en train ou dans une salle d’attente, et pour cela Her Knights est le jeu parfait, sachant qu’il ne faut qu’entre 20 et 30 minutes pour arriver au boss de fin.

A noter pour finir et pour ceux que la barrière de la langue inquièterait, que si les menus du jeu sont en coréen, le jeu lui-même existe en version anglaise, et donc une fois qu’on a compris à quoi correspondent les différents choix des menus, la compréhension ne pose plus aucun problème.

Alx


NOTE : 08/10