Consoles-Fan
25/05/2018

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Bloody Roar Primal Fury
Pour que votre c
Un coup de poing se transformant en coup de griffe

Bloody Roar est une saga qui commence

Une adaptation qui n’en est pas une

Bloody Roar 3 a vu le jour sur Playstation 2 il n’y a pas si longtemps que ça, le développeur japonais Eighting a décidé - malgré la mauvaise réputation de Nintendo en ce qui concerne la « panoplie » de jeux de baston dont la firme dispose - d’entamer Bloody Roar : Primal Fury, une sorte de réédition de l’épisode précédemment sorti sur PS2 avec des améliorations qui le démarquent de loin de ce dernier. En effet nous retrouvons dans Bloody Roar Primal Fury 6 nouveaux niveaux inédits, de nouveaux modes de jeu, 2 nouveaux personnages ainsi que la retouche des graphismes ce qui fait de lui un jeu inédit sur Nintendo GameCube uniquement.

Un autre point attire notre attention en ce qui concerne les points qui démarquent Bloody Roar des autres jeux de baston, nous assistons dans ce jeu à une histoire plutôt recherchée ce qui se déjoue à la règle de ce genre de jeu qui a pour but de vite passer aux coups et au sang.

Un scénario recherché

Dans un royaume imaginaire vécurent les Zoanthropes, humains ayant la faculté de se transformer en bêtes féroces, et les Hommes. Après une longue guerre ils vécurent en harmonie, chacun ayant le respect de l’autre, mais un jour, une perturbation s’est intercalée dans cette paix. Une rumeur raconte que des Hommes auraient capturé des Zoanthropes pour pouvoir les examiner et par ce biais découvrir d’où provient leur don de transformation qui leur procure une force surhumaine. Pour adoucir les esprits, un grand tournoi fut organisé confrontant les Zoanthropes entre eux. Le grand gagnant du tournoi sera gratifié du titre de « Champion Zoanthrope » . Mais personne ne se doute que ce tournoi n’est autre qu’une supercherie ...

La stratégie est au rendez-vous

Il est évident que la grande particularité de Bloody Roar est le fait d’avoir la possibilité de se transformer en une bête enragée lors d’un combat. La transformation ne consiste pas simplement à exercer une pression sur le bouton de la manette pour par la suite se transformer, non, c’est bien plus complexe que cela. En effet, le développeur Eighting a ajouté au jeu une pincée de réflexion qui pourra vous faire remporter des victoires bien plus facilement si l’on met la cervelle en route.

Au bas de l’écran de jeu lors d’un combat nous pouvons voir une jauge d’énergie qui se remplira au fur et à mesure que vous enchaînerez les coups sur votre adversaire, au bout d’un certain moment cette jauge va changer de couleur pour devenir jaune ce qui vous indiquera que vous avez la possibilité de vous transformer en « Bête féroce » en appuyant sur le bouton X de la manette GameCube. Etre transformé en bête vous apporte énormément d’avantages. En effet vous aurez de nouvelles possibilités comme :

  La possibilité d’attaquer avec des attaques bestiales (nouveau bouton en fonction)
  De nouveaux enchaînements seront possibles
  Votre barre d’énergie remontera lentement
  Vous aurez la possibilité de faire une sorte de « fury » appelée ici un « Best Drive » qui, après utilisation, vous rendra votre forme humaine.

Comme vous avez pu le constater, se transformer en bête apporte de gros avantages comme par exemple la guérison de vos blessures (la guérison se stoppe à une certaine limite), il ne faudra donc pas se transformer à n’importe quel moment et réfléchir avant d’agir.

Mais les transformations ne s’arrêtent pas là car dans Bloody Roar il y a 3 stades de puissance. Nous avons tout d’abord le forme humaine qui est la plus basique, ensuite nous avons la forme de « Bête féroce » comme nous venons de le voir, et vient enfin le stade de « Bête sanguinaire » qui est la transformation ultime que vous pourrez utiliser lorsque la jauge d’énergie sera à son maximum. Se transformer en « Bête sanguinaire » affectera le jeu avec de nouveaux facteurs qui seront à votre avantage, par exemple, le décompte du temps se stoppera, vous pourrez utiliser autant de Beast Drive (une fury donc) que vous voudrez sans pour autant régresser au stade de forme humaine, la barre de santé se remplira plus rapidement qu’en « Bête féroce » etc...

Bref autant dire que Bloody Roar Primal Fury n’est pas un simple jeu de combat où il vous faudra fracasser votre adversaire, il faudra faire preuve d’une bonne maîtrise de l’art de la transformation ce qui augmente considérablement l’intérêt général du jeu.

Une maniabilité exemplaire

Bloody Roar n’est pas un jeu difficile à prendre en main et utilise énormément les capacités de la manette GameCube qui, contrairement à ce que beaucoup disent, ne se trouve pas dépassée par la manette PS2 en ce qui concerne les jeux de combat. Vous aurez les commandes traditionnelles comme les coups de poings matérialisés par le bouton B et les coups de pieds que vous élancerez grâce à une pression sur le bouton A. Vient ensuite les déplacements latéraux qui se feront par l’intermédiaire des boutons analogiques L et R, les déplacement se feront grâce au stick analogique et non avec la croix directionnelle bien trop petite pour pouvoir l’utiliser convenablement, en particulier dans un jeu entièrement en 3D. Pour finir, il y a les boutons inhabituels comme le bouton X qui aura deux fonctions, tout d’abord il vous servira à vous transformer en « Bête féroce » puis après ça il vous servira à donner des coups spécialement conçus pour la bête que vous dirigez, enfin, vient le bouton Z qui vous servira à vous transformer en « Bête sanguinaire ». Bref, le jeu ne subit aucun problème au niveau de sa maniabilité

Les différents modes de jeu

Bloody Roar Primal Fury en plus d’avoir une manipulation très simple, se voit gratifié d’un mode entraînement qui est tout nouveau et spécialement conçu pour cet épisode. Ce mode, comme son nom l’indique, vous servira à vous entraîner et à enchaîner une suite de coups que vous pourrez par la suite mettre en pratique. Un mode donc très bien intégré à ce jeu pour que le débutant ne se sente pas trop largué au niveau des combos. Le mode Arcade est bien entendu présent, c’est le style de jeu traditionnel dans lequel vous serez confronté à un personnage d’intelligence artificielle, un COM ... Nous retrouverons aussi dans Bloody Roar Primal Fury un nouveau mode de jeu plutôt original et intitulé Time Attack, ce mode de jeu vous met en duel face à la montre, vous devrez exterminer votre adversaire en un temps record pour qu’à la fin du match soit fait un classement selon le temps que vous aurez passé à éliminer votre adversaire. Survival est un mode qui commence à être répandu dans les jeux de combat et ne nous en plaindrons pas car celui-ci nous pousse au bout de nos limites, en effet vous devrez affronter une suite d’adversaires mais à la seule différence que votre jauge de santé ne sera pas rétablie à chaque fin de combat, il vous faudra donc tenir le plus longtemps possible afin de mettre tous les adversaires au tapis sans avoir été mis KO une seule fois ; mode intéressant pour ceux qui veulent avoir des montées d’adrénaline. Nous finirons cette partie de l’article plus lassante que les autres en parlant du mode multi-joueurs qui est sûrement le mode le plus convoité dans ce genre de jeu. Vous avez différents modes multi-joueurs à votre disposition : vous avez tout d’abord le mode classique Versus qui vous confronte à un autre joueur ; puis vient un mode plus original le mode VS team Battle chaque joueur est aux commandes d’une équipe de 3 à 5 personnages les deux équipes en question devront donc s’affronter.

Une durée de vie limitée ?

Il est probable que vous fassiez vite le tour de Bloody Roar Primal Fury. Finir le jeu est à la portée de tout le monde, heureusement que Eighting a eu la bonne idée de rajouter des personnages cachés ainsi que des Cheats. Il faut savoir que Bloody Roar Primal Fury détient 16 personnages dont 12 sont intégrés au jeu par défaut. Vous aurez donc 4 personnages cachés à découvrir tout au long du jeu (en finissant le jeu avec des personnages différents). Si par malheur vous ne réussissez pas à débloquer un personnage, soyez rassuré car vous aurez systématiquement à la fin d’une partie gagnante un Cheat débloqué. Les Cheat (triche en français) servent à rajouter une petite pointe d’humour au jeu (comme jouer avec des personnages super-deformed). Il faut aussi savoir que maîtriser tous les mouvements de tous les personnages n’est pas une mince affaire d’autant plus que chaque personnage a sa propre transformation avec laquelle vous aurez de nouvelles possibilités d’enchaînements. Il y a bien entendu le mode multi-joueurs qui procure une très longue durée de vie au jeu, on s’amuse toujours autant avec un ami pour se fracasser ensemble (virtuellement bien sûr ^o^).

Le côté visuel

Il est indéniable que Bloody Roar Primal Fury est un vrai petit bijou au niveau des graphismes ! Le jeu tourne à 60 images par seconde et la rapidité est donc à son rendez-vous. Les personnages sont très bien modélisés donc plus vrais que nature. Eighting s’est vraiment donné à fond et ne s’est pas contenté d’adapter le moteur du jeu sur PS2 à celui de la GameCube, ils ont renouvelé les graphismes pour les adapter à la puissance de la GameCube. Bloody Roar Primal Fury n’a rien à envier à un Soul Calibur bien qu’il reste encore des efforts à faire.

En Bref

Bloody Roar Primal Fury fait partie de ces jeux dont on ne parle pas beaucoup avant la sortie officielle, mais il s’avère que lors de la sortie on se rend bien vite compte que la qualité et le plaisir sont au rendez-vous. Nintendo se détache réellement de son douloureux passé et semble s’être réconcilié avec le genre de jeu « Baston ». Si vous cherchez un réel jeu de combat réaliste (je fais allusion à Super Smash Bros melee) il ne faut pas hésiter à se procurer Bloody Roar Primal Fury qui vous sera utile en cas de hausse de pression !

Graphismes : 7/10
Bloody Roar Primal Fury a bénéficié d’une up-date de ses graphismes et on peut dire qu’il n’a rien a envier à un Soul Calibur !

Maniabilité : 7/10
Aucun problème ne se posera aux débutants, la manette GameCube est parfaitement utilisée ! De plus un mode entraînement est à votre disposition.

Durée de vie : 6/10
En mode solo on se lasse très vite, heureusement il y a des personnages à débloquer et surtout il y a le mode multi-joueurs !

Bande son : 5/10
Rien d’exceptionnel et c’est pour cela que je n’en parle pas dans l’article, de simples cris et des musiques pas mal mais sans plus.

Vertigo


NOTE : 07/10