Consoles-Fan
26/02/2018

Auteur
A Lire Egalement

A Lire Egalement

  

2901 articles en ligne

 
Crimson Sea
L’eau
Arghhhh je me fais attaquer par de la Volvic !!

Alors qu’il n’

Ce titre de Koei vous place dans la peau de Sho, membre du groupe des G-Squad (aucune relation avec l’inoubliable boys band français ^^). Cette entité dispose des meilleurs investigateurs de l’IAG (Intelligence Agency of the Galaxy).
D’effroyables meurtres de masse sont perpétrés dans la galaxie de Theophilus. A leur origine se trouve une étrange race d’aliens, les mutons, que l’on rencontre le plus souvent sous l’aspect d’insectes ou de formes liquides vivantes. Sho se découvrira rapidement d’incroyables compétences, des capacités hors normes qui le projetteront en tant que leader de son équipe, il est le « Vipa », que l’on pourrait considérer comme « l’élu ».
L’histoire peut paraître banale et bourrée de clichés, elle n’est pas barbante pour autant. Les rebondissements sont assez nombreux, suffisamment présents pour que l’ennui ne s’installe pas.

On s’éloigne donc radicalement de l’ambiance médiévale si propre à Koei, on baigne dorénavant dans un monde futuriste (que je trouve pour ma part moins immergeant) où les sabres laser s’achètent dans les épiceries.
Mais alors pourquoi fait-on allusion à Dynasty Warriors lorsque l’on parle de Crimson Sea ? Tout simplement parce qu’ici aussi on retrouve le phénomène du « seul contre tous ». Imaginez-vous être assailli par une centaine d’ennemis belliqueux qui ne voient en vous qu’une pauvre proie. Sur votre gauche ou votre droite il n’y a que des monstres à perte de vue. Une seule solution, frapper dans le tas encore et toujours, sans temps mort. Un principe bourrin mais qui a le mérite de se révéler impressionnant visuellement. Et c’est bien le seul point commun que l’on retrouve avec les Shin Sangokumusou.

Crimson Sea est un jeu d’action aventure mâtiné d’une touche de RPG, comprenez par là qu’il est possible de faire évoluer les caractéristiques de notre personnage. On contrôle donc Sho, mais on s’occupe aussi des équipiers non jouables qui l’accompagnent. Il faudra leur attribuer des positions de combats qui s’adaptent à leurs compétences, logiquement les brutes en avant et les plus frêles derrière. Une grille simple d’accès vous permet de les placer précisément à l’endroit que vous jugez être le plus convenable.
Notre héros dispose d’une arme qui peut faire office de sabre ou de pistolet, elle est composée de plusieurs morceaux, le canon, le générateur et « l’effecteur ». En interchangeant les parties on obtient des armes avec des aspects et fonctions différents. Par exemple l’une d’elle permettra d’absorber une partie des fonctions vitales de vos ennemis toutes les quatre attaques. On joue donc aux apprentis sorciers en expérimentant diverses combinaisons qui donnent des effets plus ou moins surprenants. Ces morceaux d’armes peuvent soit être trouvés lors de quêtes ou bien être achetés dans une boutique. La magie, ici appelée « néo psionic » est bien sûr limitée à l’usage, comme dans un RPG on retrouve des sorts d’attaques, de protections ou qui permettent de retrouver de la vitalité.

Le jeu comporte une vingtaine de missions aux objectifs variés, il faudra escorter un président, trouver un certain nombre d’objets ou encore dénicher des Mutons dans une ville alors qu’ils usurpent l’identité d’humains. Heureusement un radar très bien pensé vous aidera à les débusquer, sa couleur vous indiquera leurs positions, bleu ils arrivent de front et rouge ils arrivent de l’arrière. Plus les vibrations seront intenses plus ils seront proches de vous.
Le principe reste tout de même répétitif, il faudra souvent éliminer tous les ennemis d’une zone pour pouvoir avancer dans une mission, parfois stressant quand on sait qu’elles sont chronométrées. Heureusement si certaines ne nous plaisent pas, on peut en commencer une autre puis revenir plus tard sur celle où on était bloqué. Un grade nous est attribué en fin de quête, si celui-ci ne nous convient pas il est possible de recommencer le niveau.

Je reste un peu mitigé face à la maniabilité, les rotations sur soi-même et les mouvements de caméra ne sont pas vraiment évidents à maîtriser. En fait comme dans Gun Valkyrie il faudra persévérer pour commencer à diriger instinctivement le joueur. Il est toutefois regrettable qu’il soit impossible d’inverser la visée et de configurer les touches de la manette, je connais des personnes qui se trouvent dans l’incapacité de jouer sans pouvoir inverser la visée.
Les failles du contrôle semblent ressurgir soudainement lorsque l’on affronte certains boss, on se crispe car on n’arrive pas toujours à effectuer les actions que l’on veut.

Graphiquement on a droit à un véritable mélange de style, les personnages ont l’air d’être tout droit sortis d’un Final Fantasy (mixé avec du Dragon Ball Z et du The Bouncer), deux personnages ont d’étranges similitudes physiques avec Squall et Lulu. Les décors font penser à un mélange de Phantasy Star Online et de Gun Valkyrie, à la fois organiques et sophistiqués.
On sent que le jeu est destiné exclusivement à la Xbox, surtout quand on rencontre des déferlantes d’ennemis sans apercevoir une seule saccade. Le moteur 3D est vraiment costaud, ça grouille, fuse, explose sans que celui-ci ne bronche. Ca a du bon l’optimisation et surtout ça change des conversions barbares d’un support à un autre.
Ce qui m’a le plus bluffé c’est la qualité de modélisation sidérante des protagonistes. Il y a très peu de différences graphiques entre les modèles que l’on peut apercevoir dans les images de synthèse et ceux qui se trouvent dans les Cut scènes utilisant le moteur du jeu. Dommage que lors du in game les personnages soient si petits, ils semblent tout d’un coup moins beaux. Globalement l’aspect visuel est plus qu’agréable.

La bande son comprend une grande partie de pistes à la sonorité Hollywoodienne, ça donne un aspect très « superproduction » à Crimson Sea. Mais la majorité des musiques sont en corrélation avec l’esthétique générale des niveaux, on a donc de la musique traditionnelle japonaise dans un niveau à l’architecture d’inspiration japonaise etc... Sinon les bruitages et voix sont d’un bon niveau comme dans la majorité des softs de Koei. Bon point pour l’utilisation du 5.1 qui donne une agréable sensation de spatialisation.

Crimson Sea ne plaira indéniablement pas à tout le monde, une maniabilité délicate, énormément de shoot, il fait partie des jeux qu’on adore ou qu’on déteste. Dans tous les cas ce n’est pas parce que vous êtes fan de la série des Shin Sangokumusou que vous apprécierez cette aventure. C’est un titre particulier, à essayer avant d’acheter si possible.

Vertigo


NOTE : 07/10