Consoles-Fan
19/09/2018

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Crimson Sea
Sea Crimson Sea, Sea Crimson Sea, Sea Crimson tu voyais ma vie...
Crimson Sea, Sex and Sun

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Waterloo morne pleine ?

Crimson Sea est le point de rencontre entre un third-person-shooter et un beat-them-up évolué. La quantité d’ennemis à affronter en même temps est énorme, ce qui n’est pas sans rappeler le principe de Dinasty Warior du même éditeur. Cependant, là où les décors de Dinasty Warior sont tellement vides qu’ils donnent une sensation désagréable de répétitivité, Crimson Sea est beaucoup plus poussé dans la réalisation, proposant cette fois-ci de véritables décors et une sensation d’évoluer au sein de ceux-ci.

Shooooo cacao

Techniquement, Crimson Sea est très réussi, à la fois beau et suffisamment fluide même si on n’atteint pas ici la perfection que je recherche. Vous dirigez Sho, un personnage à la destinée toute tracée qui manie diverses armes que vous pourrez acheter au fil du jeu et qui vous permettront de frapper de près ou de loin à l’aide de divers projectiles. Il est accompagné par sa fidèle Yangqin, une demoiselle avide d’argent très inquiète de ne pas pouvoir boucler les fins de mois et très regardante pour que tout ce que l’équipe de détectives de choc accomplit soit rémunéré !

Une équipe vous rejoint rapidement dans l’aventure : le G-Squad. Tout ce beau monde est autonome pendant les combats mais il faudra tout de même gérer la configuration de votre équipe (vous pouvez par exemple couvrir vos arrières à votre manière) et redonner de la vie à certains de ses membres. Pour se faire, vous récupérerez des items à cet usage, ou vous en achèterez entre deux stages. De nombreux autres items sont également disponibles, vous pouvez faire évoluer votre personnage ou augmenter la puissance de vos armes, ce qui confère à Crimson Sea un petit aspect RPG pas désagréable.

Mutons tous ensemble

Mais ne nous y trompons pas, Crismon Sea est un jeu d’action pur et dur qui propose des missions variées mais dont l’efficacité a déjà été prouvée maintes fois. Les grands classiques du genre sont donc au rendez-vous : blaster, escorter, défendre, récupérer des items… Mais puisque la recette est efficace, pourquoi s’en priver ?

Non, le seul point noir que j’ai relevé est la gestion des caméras. Cette dernière n’est vraiment pas intelligente. Elle est souvent en retard vis-à-vis de l’action, ce qui a plutôt tendance à frustrer le joueur qui entend déjà des coups de feu avant d’avoir pu voir ce qui se passe réellement à l’écran. C’est dommageable, mais il y a vraiment moyen de passer outre.

Quand la musique crée et détruit !


L’ambiance japonaise futuriste est relevée par des musiques qui sont de très belle facture : mélodieuses et héroïques avec de jolis tapis de soutien et qui font parfois penser aux musiques que l’on peut entendre sur Ragol. Mais pouvait-on attendre moins que cela dans un jeu où la musique occupe une si grande place dans le scénario ?

C’est la fête nationale ou...

Le character design n’est pas en reste. Mais il est vrai que Koei nous a toujours habitué à de la qualité à ce niveau. Les films en images de synthèse sont également de très bonne qualité. On pense évidemment immédiatement à un autre éditeur qui soigne aussi ces deux points : Square Soft. Et justement, le design character est très squaresoftien, il semble se situer entre un Final Fantasy et un The Bouncer.

Pure tradition

Crimson Sea fleure bon le vieux jeu oldschool découpé en stages et ponctué par des boss de fin de niveau. Il manque peut-être d’ailleurs un petit peu de mise en scène. Le découpage scénaristique est brutal et manque parfois de cohérence, exactement comme à l’époque où les jeux vidéo étaient souvent une succession de stages qui n’avaient finalement pas grand chose en commun. Le challenge n’est pas très élevé, aussi la progression se fera très rapidement et il ne vous faudra finalement que quelques heures pour terminer les 24 quêtes de Crimson Sea.

Les stages sont regroupés. Vous pouvez choisir l’ordre des stages au sein d’un même groupe, ce qui vous permet de revisiter le jeu de plusieurs manières différentes. Géographiquement parlant, le jeu est donc assez grand pour le genre qu’il représente, mais les stages s’enfilent vraiment les uns derrière les autres sans trop de problèmes. Et cette facilité a parfois de quoi frustrer, j’ai terminé ce jeu sans jamais vraiment avoir été mis en difficulté. L’attention se relâche, et malgré cela, on continue toujours d’avancer. Pourtant, Crimson Sea m’a bien plu, pour son ambiance, pour son scénario…Peut-être a-t-il éveillé en moi de vieux souvenirs… Mais il reste par exemple en deça d’un Gun Valkirye et les petits problèmes de caméra gâchent parfois le plaisir de jeu. Il reste cependant un bon investissement pour la console de Microsoft même si vous détestez Dinasty Warior (ce qui est mon cas) car finalement, ces jeux n’ont pas grand chose en commun.

Graphismes : 90%
Des graphismes futuristico-japonais dépaysants, et pour cause, on se bat dans l’espace, bien loin de toute zone connue par l’humanité.

Animation :86%
D’un point de vue, le niveau d’animation est presque parfait. De l’autre, on aimerait déjà que tous les jeux aient ce niveau.

Jouabilité : 67%
Il n’y a pas vraiment de quoi reprocher grand chose à la jouabilité si ce n’est qu’elle enfonce des portes ouvertes et s’inscrit dans un classicisme parfois pesant. Le principal défaut est la gestion de la caméra qui nous empêche d’accéder à une immerstion totale.

Bande Son : 90%
Très soignée, visiblement orchestrée de mains de maître.

Intérêt : 82%
J’avais un peu peur que Crimson Sea ne soit pas vraiment mon style de jeu. Il s’inscrit finalement dans la lignée de Gun Valkirye, même s’il ne va clairement pas aussi loin dans sa démarche que le jeu de Sega. Crimson Sea est un jeu long mais un peu facile

Note Globale : 80%
Crimson Sea s’annonçait comme un hit et il a répondu finalement à mes attentes avec parfois quelques petites déceptions (les caméras) et quelques bonnes surprises (le scénario, les musiques, l’ambiance...) qui ont donc tendance à s’équilibrer.


NOTE : 08/10