Consoles-Fan
17/01/2018

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Mister Mosquito
Mais dites moi grand ma
C’est l’insecte de tous ceux qui lisent Consoles-Fan.

Rebaptis

Bzzzzzzzz

Graphiquement, le jeu est assez agréable même s’il manque de temps à autres de finesse et que l’aliasing est tout de même assez présent. Les décors sont peu détaillés mais les mouvements de caméra sont superfluides. La réalisation est dont dans l’ensemble assez moyenne, sans surprise.

Les personnages sont très mal modélisées et se déplacent comme des pantins, mais là encore, peu importe puisque ce qui nous intéresse ici c’est notre ami le moustique. Celui-ci se guide comme un petit avion téléguidé à l’instar d’un Toy Commander. D’ailleurs vous parcourez à chaque fois une pièce qui paraît démesurée vu la petite taille du moustique. La victime se situe dans la pièce, il ne vous reste plus qu’à la piquer. Une cible apparaît à l’endroit où vous allez vous enivrer d’un peu de sang. Dommage, on ne peut pas piquer où l’on veut, cela réduit déjà fortement la marge de manœuvre. D’ailleurs les endroits où l’on peut piquer ne changent jamais de place au cours d’un même stage, cela devient vite routinier. Lorsque vous êtes arrivés à destination et qu’il ne reste plus qu’à piquer votre malheureuse victime, vous devez aspirer son sang tout en reste discret. Ne soyez pas trop goulu, mais ne prenez pas non plus votre temps, sinon, votre victime vous repère et vous assène de solides claques. En terme de gameplay, cela se traduit par une rotation continue le stick analogique de droite afin de maintenir votre niveau d’aspiration dans une zone de survie !

Si malgré tout, la victime vous repère, pensez-bien qu’elle ne vous laissera pas en paix : le combat ne fait que commencer. Elle vous pourchasse alors maladroitement, et vous devez atteindre une ou plusieurs zones de sensibilité en attaque piquée afin de la calmer. J’en conviens avec vous, ce n’est pas très réaliste, mais bon, c’est un jeu vidéo quoi : un peu d’imagination que diable !

Jules-Edouard, c’est toi ?

Le stage se termine lorsque vous avez récolté suffisamment de sang ! Si vous êtes adroit, vous pouvez progresser très très rapidement dans le jeu, les stages s’enchaînent, tout s’emballe et vous le terminerez en un rien de temps ! Mais quoi qu’il en soit, il est important de garder à l’esprit que ce jeu est ultrarépétitif et que l’ennui débarque assez rapidement. Il est nécessaire de couper le jeu et de reprendre une partie de temps en temps pour faire un stage ou deux car s’il est vrai que les stages vous feront parcourir toute une maison, le gameplay, lui, n’évoluera pas du tout, il sera juste à chaque fois un peu plus difficile de pomper le sang de vos adversaires (les habitants d’une maison) et ceux-ci deviendront un peu plus hargneux au combat. Mais on a vraiment trop l’impression de faire tout le temps la même chose.

D’un autre côté, ce jeu sort des sentiers battus et pourra ravir le joueur qui ne se prend pas trop au sérieux et qui aime bien les concepts complètement débiles. Même si Mosquito n’est pas un grand jeu, il se laisse terminer, alors pourquoi ne pas jouer pour une fois à un jeu d’infiltration version moustique !

Graphismes : 62%
Sympatique mais ne casse pas des briques.

Animation : 83%
Une belle fluidité qui rend les déplacements en mustique très agréables. Je ne m’imaginais pas que la vie d’un moustique soit si calme.

Jouabilité : 70%
Le gameplay est immédiat et réduit au minimum. Cela donne un résultat très épuré où l’on se sent finalement limité par peu de mouvements.

Bande Son : 52%
Très peu marquée !

Intérêt : 48%
Un petit jeu sympa mais dont l’intérêt retombe finalement assez vite à cause d’une trop grande répétitivité.

Note Globale : 62%
J’ai un peu eu l’impression que Sony a décidé de faire un véritable jeu d’un minigame !


NOTE : 06/10