Consoles-Fan
15/08/2018

Auteur
A Lire Egalement

A Lire Egalement

  

2997 articles en ligne

 
Kung Fu Chaos
Everybody was kung fu fighting
Those jerks were fast as lightning !

Habile m

Tout d’abord, pour éviter que je ne déçoive les fans du titre de Capcom en fin d’article, je tiens à le dire haut et fort « Kung Fu Chaos ne possède malheureusement pas le merveilleux gameplay de Power Stone 2 !! ». Mais on se trouve néanmoins devant un excellent soft qui prendra toute son envergure en multijoueur.

Tout droit sorti de l’imagination de l’équipe de Just add Monster, ce titre peu être considéré comme une parodie et un hommage aux films d’arts martiaux des années 70.
Le réalisateur très stéréotypé Shao Ting tente de créer une superproduction Hong Kongienne, un bon gros film d’arts martiaux. Un de ces longs métrages où l’action prime sur le scénario. En mode solo nous contrôlons un des neuf experts en Kung Fu qui réalisent des prouesses pour ce nouveau Tsui Hark, ils devront affronter le clan des ninjas de l’ombre. Cela pourrait être relativement facile si ce maudit réalisateur n’avait pas construit des lieux de tournages aussi dangereux, un vrai taré !

Le principe reste donc en apparence similaire à celui d’un power Stone 2. On se retrouve face à trois adversaires dans des arènes qui se modifient en cours de partie. Pourtant Kung Fu Chaos n’a rien d’un clone du titre de Capcom, le gameplay est totalement différent.
Tout d’abord l’interaction avec le décor est très limité, n’essayez pas de vous accrocher à des poutres, de rebondir sur un mur c’est tout simplement impossible. On ne peut agir que sur quelques objets comme des tables, bombes ou caisses que l’on pourra saisir et projeter sur ses adversaires (fonction intéressante, on peut rattraper au vol les projectiles qui au départ nous étaient destiné, pour ensuite les renvoyer à leur expéditeur). On peut aussi activer des interrupteurs qui feront sortir des piques du sol.
On notera une absence totale d’armes, un choc après avoir joué à son concurrent direct.

Mais alors d’où Kung Fu Chaos puise-t-il toute sa force ? Tout simplement de l’ambiance qu’il dégage ainsi que de ses décors peu interactifs mais néanmoins superactifs. Nous n’agissons pas sur l’environnement mais nous devons nous soumettre aux caprices de celui-ci.
On assiste constamment à d’impressionnantes mutations des lieux de combats, prenons par exemple le niveau « la légende des maîtres ivrognes ». Tout commence dans un bâtiment typiquement asiatique. Sous la violence des affrontements l’étage où se déroulent les querelles s’effondrera, un deuxième étage subira le même sort, les combattants se retrouveront alors miraculeusement sur une péniche qui coulera suite à un choc. Il faudra que nos protagonistes rejoignent une autre embarcation remplie de pastèques, mais la police ne verra pas cette agitation d’un bon oeil. Pour leur échapper ils grimperont sur les toits avant de se retrouver sur une statue géante soulevée par une grue, enfin pas pour longtemps puisque la sculpture s’écrasera en détruisant des docks. Le niveau se terminera sur une planche de bois après avoir tenté d’éviter la noyade.
Périlleux non ?

Malheureusement les stages sont peu nombreux, en multijoueur on ne peut accéder qu’à six véritables stages avec pour thèmes Jurassik Park, Titanic, Men in black ou encore Independance Day. Certes ils sont tous intéressants et impressionnants mais on reste sur notre faim, heureusement qu’il y a en plus les minis jeux !!
Là encore ce n’est pas au niveau de la quantité que Kung Fu Chaos se démarque mais au niveau de la qualité. Six jeux du même type que ceux que l’on trouve dans Mario Party, dont un qui est pour moi culte, le tourbillon aquatique, j’ai failli avoir une crise cardiaque en y jouant avec trois amis. Le principe est simple, chaque joueur se retrouve sur un pilier, au centre une grue tourne de plus en plus vite, à chacun de ses passages il faut au choix sauter par-dessus ou taper dessus pour qu’elle tournoie dans le sens contraire. Bon ce n’est pas du tout marrant quand on retranscrit ça par écrit, mais en multijoueur le stress est vraiment d’une intensité éprouvante, c’est rare qu’un soft arrive à me procurer une telle sensation.

En solo les niveaux sont un peu plus nombreux, il ya des stages statiques où l’on affronte divers ennemis ou encore des mini jeux destinés exclusivement aux joueurs solitaires. Les bonus sont nombreux, enfin relativement car on est très loin de Smash Bros Mélée sur ce point là. Bon il ne faut pas se voiler la face, c’est un jeu multijoueur et en solo vous vous lasserez assez vite.
Au niveau des coups les possibilités d’attaques sont assez variées, on peut parer, contre attaquer, chopper son adversaire pour ensuite le jeter en dehors du terrain, sauter, effectuer des super coups, des combos et une furie...mais bon on aurait bien aimé avoir des armes. Tous les mouvements s’effectuent sans difficulté, seul les sauts ne semblent pas répondre instantanément dans certaines situations.
Le vainqueur de la partie sera celui qui disposera du plus de vies à la fin du temps réglementaire ou ce sera tout simplement le dernier survivant.

Graphiquement on est presque toujours impressionné, pas forcément pas les graphismes eux-mêmes mais par la mise en scène très cinématographique des niveaux, stupéfiant il n’y a pas d’autre mot. Bien que l’on baigne dans une ambiance cartoonesque les détails foisonnent et l’animation ne faiblit jamais, le seul petit reproche que je pourrais faire ce serait au niveau du character design assez spécial, faut vraiment aimer.
La bande sonore est du même acabit avec des dialogues toujours plein d’humour, d’excellents bruitages et plein de clins d’oeil à des films d’art martiaux (dans les menus on peut parfois entendre le cri de Bruce Lee). Mention spéciale pour Shao Ting qui vous interrompt en permanence dans les menus ou lors des combats, il est vraiment marrant avec son accent chinois très prononcé. Et pour ceux qui se demandent si la chanson Kung Fu Fighting de Carl Douglas que l’on pouvait entendre dans les vidéos « preview » de Kung Fu Chaos a été incorporée dans le jeu, je leur réponds par l’affirmative. Enfin détail très important, les textes et dialogues sont entièrement en Français, même avec la version US.

En conclusion nous nous trouvons devant un très bon soft, amusant, impressionnant , qui vous divertira plusieurs journées en multijoueur mais qui ne vous tiendra pas en haleine aussi longtemps qu’un Power Stone 2 ou qu’un Super Smash Bros Mélée. C’est un jeu à sortir de temps en temps du tiroir pour se marrer quelques heures avec des amis, mais ne songez pas à y rester une centaine d’heures dessus.

Vertigo


NOTE : 07/10