Consoles-Fan
21/10/2018

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The Getaway
Violence, Sex, Ketchup
Londres

Votre femme a

Pourquoi vous retrouvez-vous plongé dans cette situation peu confortable ? La réponse est simple, vous êtes un ancien malfrat qui voit resurgir son passé. Comme quoi c’est mieux d’aller à l’école et de passer son temps à jouer aux jeux vidéo que de boire de la Guiness comme Ra-Oh ! Enfin… C’est fait, c’est fait ! Par après ; vous incarnerez un autre personnage mais je ne vais tout de même pas vous dévoiler toute l’histoire puisque c’est la partie la plus réussie du jeu !

Ca fait un bail !

The Getaway, annoncé par Sony (Team Soho) comme grand jeu révolutionnaire à la réalisation exceptionnelle à l’époque de l’annonce de MSR sur Dreamcast, est finalement arrivé bien plus tard que ce dernier puisque la suite de MSR a même eu le temps de sortir sur XBox ! Les jeux avaient été comparés à l’époque car de véritables décors avaient été reconstitués. Mais la ressemblance s’arrête bien là puisque The Getaway ressemble plus à un GTA.

L’histoire se passe à Londres, et effectivement, on reconnaît parfaitement les quartiers. C’est d’ailleurs plutôt amusant pour ceux qui connaissent bien Londres. On s’exclame souvent en reconnaissant certains sites. Le détail est d’ailleurs poussé à l’extrême, jusque dans les simples barrières au bord des routes !

Malheureusement, les textures sont floues. On est loin des photos retravaillées sur Photoshop mise en avant par Sony lors des différents salons. Et forcément, ça déçoit car techniquement, le jeu est largement en retrait de MSR sur Dreamcast, tant graphiquement qu’au niveau de la fluidité. Mais s’il est vrai que, graphiquement, The Getaway ne s’en sort pas encore si mal que ça, son framerate est la-men-ta-ble !

Nawak

Après la mauvaise surprise apportée par le premier contact, je m’élançai dans le jeu et découvrai un gameplay plutôt étrange… Vous démarrez en voiture, à la poursuite du kidnappeur de votre progéniture. Premier constat, il n’y a pas de cartes, vous allez devoir surveiller les clignotants de votre propre voiture pour savoir où vous devez tourner. Le système est original mais étrange. Puisque le conducteur active lui-même le clignotant, pourquoi ne tourne-t-il pas lui-même ? On finit par s’habituer malgré tout à ce principe étrange, qui servira pour se déplacer dans la ville afin de rejoindre divers endroits dans la ville où vous effectuerez différentes missions.

Votre voiture est destructible, la carrosserie se déforme et les différents accrocs influencent le pilotage. Il faudra d’ailleurs impérativement quitter votre voiture avant qu’elle n’explose sous peine d’être gravement brûlé et de voir votre aventure s’arrêter instantanément. Vous pouvez donc quitter votre voiture accidentée et vous adonner au car-jacking. Techniquement, vous pouvez expulser le conducteur de n’importe quel véhicule à l’arrêt et le lui piquer sous son nez.

Bien entendu, effectuer de telles infractions vous mettra la police à dos qui vous poursuivra sans relâche à pied ou en voiture. Avec les différents bandits qui sont également contre vous, cela vous fait pas mal de monde à gérer simultanément. Vous vous retrouvez en fait seul contre tous. La vie est dure...

Pour vous débarrasser de vos ennemis, vous pouvez par exemple les écraser. Vous pouvez aussi tirer sur tout ce qui bouge. Vous l’aurez compris, le jeu est d’une extrême violence. Mais puisque que ça ne suffit visiblement toujours pas, les programmeurs ont rajouté des scènes de nudité, histoire d’être certain de se prendre la très vendeuse interdiction aux moins de 18 ans

Pour effectuer vos missions, vous serez à pied. Si jusqu’à présent la maniabilité était très moyenne mais tout à fait domptable, la jouabilité à pied est plus que contestable ! Du grand n’importe quoi mesdames messieurs, y compris au niveau des mouvements de caméras. De l’indescriptible dans toute sa splendeur. Votre personnage se déplace comme un pingouin estropié. Lorsque votre état de santé se détériore, cela devient même presque risible tellement cela devient ridicule. Notez que le déplacement de votre personnage est le seul point de référence qui illustre l’état de santé de votre personnage. Bah oui, il n’y a pas de barre de vie !

Mais face à tous ses problèmes de gameplay, les programmeurs ont heureusement inséré un système de visée automatique qui vient sauver les parties à pied du naufrage. Avec acharnement, on finit par maîtriser le tout. Et il faut avouer que l’on s’acharne pour découvrir les nouvelles missions assez intéressantes et la suite du scénario. Voilà pourquoi cela fait de The Getaway un non-jeu. On ne progresse vraiment que pour connaître la suite de l’histoire tant les scènes de jeu sont une torture absolue, un non-sens intégral en terme de gameplay. Le jeu vidéo, ce n’est pas ça, du moins, j’ose encore espérer le croire. Préférez GTA Vice City : certes plus moche mais plus fluide et surtout plus jouable !

Graphismes : 66%
Bien que flous, les graphismes restent honorables pour une PS2.

Animation : 12%
Non seulement le framerate atteint un niveau rarement aussi bas, mais en plus la motion capture est à hurler de rire. Sauf quand on achète le jeu. Là on rigole un peu moins quand même. Je sais pas pourquoi.

Jouabilité : 25%
SI vous tenez votre manette à l’envers, vous mettrez autant de temps à maîtriser le jeu. L’illogisme est à son paroxisme ! Mais bon, tout est surmontable dans la vie...

Bande Son : 70%
Plutôt réussie, avec une ambiance très cinématographique. Mais les doublages en français manquent un peu de véracité.

Intérêt : 50%
Un jeu qui n’est finalement soutenu que par son scénario qui évolue entre deux stages.

Note Globale : 38%
The Getaway est clairement une arnaque. Cependant, il y a moyen de persévérer, tout dépend de votre courrage. Le jeu vidéo ne doit pas nécessairement passer par la torture !


NOTE : 03/10