17/01/2018

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Return to Castle Wolfenstein
Mon colonel, ils m’ont enferm
Un FPS d’inspiration historique et de science fiction.

Alors que Wolfenstein 3D avait marqué les esprits en 1992 sur PC, il nous revient encore plus fort et plus beau que dans nos mémoires en 2001. Cette nouvelle version de Wolfenstein n’a plus rien à voir avec la première tant au niveau réalisation que gameplay.

Mode FPS Match On : Triple Match

Petit rappel des dates de sortie en Europe :
Return to Castle Wolfenstein : 7 Décembre 2001
Medal of Honor : Allied Assault : 14 Février 2002
Soldier of Fortune II : Double Helix : 7 Juin 2002

Return to Castle Wolfenstein VS Medal of Honor : Allied Assault VS Soldier of Fortune II : Double Helix

Fight !

Return to Castle Wolfenstein est sorti 3 mois avant MOHAA et 7 mois avant SOF 2 : pour la réalisation la différence est marquée : RTCW a une polygonisation moins poussée que les 2 autres. Sans rentrer dans les détails, le gameplay de MOHAA permet plus de liberté comme avec le tank et SOF est beaucoup plus intéressant au niveau des combats. En fait les 2 points en faveur de RTCW sont le rendu des couleurs (superbement contrastées avec des paysages à la luminosité parfaite) et le mode multijoueur (même si je n’ai pas aimé(je suis trop bourrin), les fans de Counter devraient apprécier : avec tous les objectifs il faut une connaissance parfaite des missions).

Maintenant que le décor est planté, il faut préciser que même si la réalisation et le gameplay sont moins poussés que sur MOHAA et SOF 2, RTCW n’est finalement pas si loin derrière grâce à un mode solo enivrant. La maniabilité permet un contrôle souple et précis du viseur. Les déplacements latéraux sont agréables : on "glisse" facilement sur le sol. Lorsqu’on commence les premiers niveaux jusqu’à très loin dans le jeu : on bouffe le jeu littéralement. En fait, on avale les niveaux avec un engouement rarement vu. Sauvegarde rapide, chargement quand on est mort, tout va très vite : sauf les loadings qui sont pénibles. Pas moyen de s’arrêter mais les derniers niveaux sont parfois plus rebutants avec une difficulté largement accrue : on se perd dans ces labyrinthes et les morts vivants donnent bien du fil à retordre. Lors des premiers niveaux on découvre un jeu à l’ambiance ultra travaillée et réussie : on se retrouve dans le château par un hivers vigoureux et la première cinématique précise de suite à quelle époque se déroule le jeu : lors de la seconde guerre mondiale. Cela a une grande inscidence sur les musiques et tout l’environnement sonore avec des musiques tour à tour d’ambiance ou plus rythmées pour mener l’assaut. Ces musiques d’ambiance donnent une grande force au jeu  : elles correspondent parfaitement à l’époque et au thème de la guerre. De plus les voix digitalisées des ennemis sont en français avec un accent allemand, il fallait y penser. On a même le droit à des chants allemands par le biais d’une radio dans une taverne. Mais le réalisme des premiers niveaux se voit changer par l’arrivée d’ennemis diaboliques dûs des expériences ratées des soldats ennemis : cela donne une plus grande diversité aux ennemis (morts vivants, zombies squelettiques de toutes formes très résistants) et aux situations. Ainsi on voit des soldats ennemis se faire attaquer eux même par le fruit de leurs expériences. Les squelettes sortant de terre ou des caveaux sont d’une difficulté incroyable (car bien souvent en surnombre), tout comme les boss énormes qui sont également dus à de mauvaises manipulations. Autant dire que ça donne un aspect science fiction au jeu. Dès le premier niveau on s’étonne et se réjouit de la possibilité de casser des panneaux en bois, des tableaux, des armoires, des vitres, drapeaux, ... On peut même faire tomber les armures en exposition du château et donner des coups de pied (Duke quand tu nous tiens).
Certains niveaux enneigés font bucoliques et les paysages en extérieur en bordure de forêt sont aussi de toute beauté.

Les Plus :
- mode solo prenant : difficile de "lâcher le clavier" :)
- graphismes de bonne qualité avec des effets de lumière et des couleurs bien contrastées (alors que Soldier of Fortune 2 est relativement difficile à régler parfaitement pour la luminosité).
- musiques d’ambiance
- bruitages et voix de qualité
- avec le livret il y a un plan du clavier et des touches d’action (la carte de référence)  : ça facilite la prise en main.

Les Moins :
- mode multijoueur qui demande de nombreuses heures de jeu avant d’exploiter réellement le potentiel fun (le mode est plus tourné vers l’intérêt que le fun avec des objectifs).
- le mode multi ne m’a pas convaincu et après avoir fini le mode solo plusieurs fois, on y reviens mais pas très souvent : la durée de vie n’est pas optimale.

Graphismes : 8/10
La modélisation aurait pu être plus fine : certains coins sont un peu carrés, en revanche on a de belles couleurs et des niveaux à l’architecture intéressante.

Animation : 6,5/10
A part quelques éboulements, quelques éclairs et le feu du lance flamme, l’anime m’a semblé assez moyenne.

Environnement Sonore : 8/10
Ce sont pratiquement des musiques de film. En plus ils y a des voix digitalisées  : ça fait très ciné.

Maniabilité : 7,5/10
Un peu à l’image du jeu : de très bon niveau mais ça fait un peu carré parfois : on a tout de même vu mieux.

Fun : 8/10 en solo 5/10 en multi
J’ai surtout adoré le plaisir de jouer au mode solo, le mode multijoueur m’a déçu.

Durée de vie : 8/10
Quand on commence les premiers niveaux : on ne sait plus s’arrêter : ça s’enchaîne très vite.

Note Globale : 8/10
Wolfenstein fait un retour en force : on l’apprécie pour son ambiance assez réaliste. Il se trouve malheureusement en troisième position (ce qui est déjà très bien) derrière Medal Of Honor et Soldier of Fortune 2 dans la catégorie des jeux à la première personne guerriers : c’est un peu normal car il est sorti quelques mois avant les autres.


Le lance flamme en action est du plus bel effet.

Sortie le 7 D

NOTE : 08/10